“L’idée était de décrire la situation que vivent ces différents secteurs, de rendre hommage à tous ces passionnés qui travaillent au quotidien pour nous faire vivre de belles émotions, déclare le DJ-producteur bruxellois Milo Savic, connu pour "Dali", le premier opus de son projet musical surréaliste sorti fin septembre et son show au coeur de Mini-Europe l'été dernier. Et ainsi créer une chaîne de solidarité nationale et se faire entendre d’une seule voix."

Pour soutenir le secteur culturel et festif (événements, nightclubbing, Horeca, etc.) à l’arrêt depuis maintenant près de 9 mois suite aux mesures sanitaires décidées par le gouvernement fédéral pour ralentir l’épidémie de coronavirus, Milo Savic a filmé une cinquantaine de lieux emblématiques présentés dans leur état d’abandon. Son clip vidéo, intitulé #stillalive” et en collaboration avec la chanteuse Nephtys et le violoniste Ollin Kan, a été réalisé par Thomas Basteels et chorégraphié par Louis-Georges Glendza. Ce dernier était aux commandes des derniers clips de Plastic Bertrand, Lyna ou encore Tanaë.

Une liste de plus de 50 lieux culturels et festifs

Sportpaleis, Palais 12, Forest National, Cirque Royal ou encore la Madeleine, le Vooruit et Botanique pour les grandes salles de concert. Mais aussi l'UGC de Brouckère (cinéma), Les Halles Saint Géry ou le Kings of Comedy (spectacles) pour les lieux de divertissement. Et entre le Fuse, la Rocca, Bloody Louis, Doktor Jack, Mirano, Jalousy, Jeux d’Hiver, Ampere, Versuz, Waff, Spirito, Bar Rouge, Barabar, Boeremet, etc., on ne compte plus les clubs cités et filmés à l'abandon. 

Sans oublier le secteur de l'horeca avec, notamment le Ginette Bar, Impérial, El Café, Bar d’Ixelles, Café Walvis, Bar Maritime Tour & Taxis, Bar du Marché, La Place, etc. pour ce qui est des bars et cafés. Le Loft, Les Brasseries Georges, Apple Thai, Skievelat, Schievelavabo, Miroir, Wolf, Be Buger etc. en ce qui concerne les restaurants. “La générosité et la bienveillance dont tous ces endroits ont fait preuve est juste magnifique. Ils nous ont accueillis et nous ont accordé leur confiance, malgré la situation difficile que tout le monde endure depuis des mois”, conclut Milo Savic.

Des paroles et des images qui font froid dans le dos: "C'est à la sueur de notre front qu'on va prouver qu'il n'y a pas de raison de tout arrêter!"

Après un rideau qui se lève sur une salle de spectacles en guise d'espoir pour le futur, les images -et les paroles qui suivent- font froid dans le dos. Plus que jamais, le clip permet de se rendre compte à quel point le secteur festif tout entier est à l'agonie en cette crise sanitaire. "On se réinvente chaque jour pour pouvoir perdurer, peut-on entendre. Et malgré les contraintes, on continue à créer. Dans un système global, on n'est pas la priorité. Mais de là à ne pas être considéré, c'est juste du mépris!" 

Ou encore ce message fort, après de nombreuses images de salles, bars, clubs ou restaurants vides. "Si aujourd'hui je rêve, je rêve pour tous ceux qui ne veulent plus rêver. Parce que la fatigue est devenue une amie bien trop appréciée. On dit que la patience est une vertu mais quand on se rend compte des dégâts, le bilan le contre rendu... c'est des millions de personnes qui perdent espoir en notre présent et futur. C'est des millions de personnes dont le regard n'a plus d'éclat alors qu'ils travaillent dur. C'est à la sueur de notre front qu'on va prouver qu'il n'y a pas de raison de tout arrêter!"

Un message fort pour (r)éveiller les consciences et faire lever le milieu en un front commun

Rester en vie, #StillAlive, tel est le crédo de ce clip artistique qui appelle tout le secteur festif, si on lit entre les lignes, à sortir dans la rue pour se rebeller et faire face ensemble. "On veut juste vivre de notre passion. Ce n'est pas une vie de ne pas être libre. Car l'art c'est le partage et l'échange." Et le morceau l'assure: "Dans 10, 20 ou 30 ans, on sera toujours là. Ce qui nous lie, c'est bien plus que la musique, c'est un choix. Un mouvement. Ensemble, nous sommes vivants."