Présent pour la 7e fois consécutive, le DJ belge a grandi avec le Festival.

Entre les cuits - par le soleil - et les cuites, Tomorrowland surfait aussi entre les flaques d’eau hier - alors que le site ressemblait plutôt à une plage sous les cocotiers la veille- suite aux orages violents de la nuit de vendredi à samedi.

Mais les festivaliers regorgent de bonnes idées (bottes, sacs faisant office de cirés, etc.) pour sortir la tête de l’eau et… de la boue. Le mix des cultures fait des ravages ici. "C’est énorme, au diable la pluie, c’est le plus beau jour de ma vie", crie un festivalier.

Et il est vrai que posséder l’un des rares tickets du festival leur prodigue cette impression d’être "quelqu’un de spécial".

Et parmi le Dj’s en transe, nous avons croisé la route du belge Yves V., qui n’en pense pas moins sur l’immense frénésie du Festival. "Tomorrowland est la plus grosse teuf du monde !, confesse le DJ. J’ai grandi à dix minutes d’ici c’est donc un peu ma maison".

32 ans aujourd’hui, le Flamand - qui a commencé à mixer à l’âge de 15 - est présent pour la septième fois sur le site, lequel a propulsé sa carrière internationale de façon phénoménale.

Il fera même partie de TomorrowWorld en septembre prochain.

Pourquoi Tomorrowland est si spécial pour vous ?

"Tous mes amis sont ici. Puis les décors sont incroyables. Le souci du détail est fou. On ne s’attend pas à autant de folies. C’est magique comme endroit et chaque année c’est de plus en plus dingue comme avec ces chutes d’eau sur la main stage. D’ailleurs, dès que vous foulez les lieux, vous ressentez tout de suite cette magie. Difficile à décrire, faut le vivre ! Vous ne voyez ça nulle part ailleurs. On peut en être fiers, nous Belges. L’impact est colossal. C’est le centre du monde pendant trois jours."  

Votre meilleur souvenir ?

"L’année dernière car mon rêve est devenu réalité. Avoir ma propre scène à Tomorrowland. Elle s’appelle la V Sessions et j’en suis superfier. Le succès fut énorme ! Comme mon set sur la Main Stage plus tard, j’ai eu beaucoup de bons retours sur les réseaux sociaux. La pression est donc pour cette année (sourires)."  

Avez-vous ressenti une certaine évolution dans le Festival ?

"Oh oui ! Sa renommée d’abord. Jouer ici au début, on nous riait presque au nez. Mais au-delà de ça, les décors ont évolué, les scènes se sont multipliées et l’organisation est hypercalibrée aujourd’hui. C’est la même famille, naturelle et on se sent chez soi ici mais c’est devenu de plus en plus fou. Tout le monde veut être de la party. L’attention de l’étranger est beaucoup plus forte aujourd’hui. C’est aussi le meilleur public du monde, toujours hyperheureux de faire la fête, avant même que je ne pousse sur mes boutons. C’est le truc qui met en transe tous les DJ’s."  

Quelle est la recette d’un bon DJ ?  

"La musique doit être votre passion avant tout. On ne fait pas cela pour l’alcool, les jets privés ou les filles. Ca fait parfois partie du package (sourires) mais la musique doit rester votre passion. Car c’est du boulot. Faut produire, trouver de nouveaux sons, etc. Mais le secret est de croire en ce qu’on fait, faire de la musique qu’on a envie de faire et poursuivre son rêve. Il y a clairement une part de chance pour avoir du succès. Mais si vous voulez atteindre votre objectif dans la vie, faut simplement se donner à du 200 %."