Le groupe de rock culte des années 80 en France, Téléphone, va revivre épisodiquement le temps de deux concerts mystère, ce vendredi à Paris et la semaine prochaine dans le nord de la France.

"Les Insus?", mystérieux groupe qui ne serait autre que la réunion de trois des quatre membres de Téléphone, ont programmé un concert dans une petite salle parisienne de 300 places, et un second à Lille le 15 septembre.

La semaine dernière, la radio française RTL avait révélé l'existence du premier concert en assurant qu'il s'agissait d'une reformation, au moins ponctuelle, du groupe phare du rock français entre 1976 et 1986.

"Les Insus?" seraient formés du chanteur Jean-Louis Aubert (60 ans), du guitariste Louis Bertignac (61 ans), et du batteur Richard Kolinka (62 ans). Seule la bassiste Corine Marienneau, laissée à l'écart depuis plusieurs années, n'est pas dans le casting et s'est déjà déclarée opposée à cette initiative.

Les trois intéressés refusant jusqu'à présent de s'exprimer sur ces deux concerts, dont les billets se sont vendus en quelques heures, les questions restent entières: s'agit-il vraiment d'une nouvelle aventure durable? Avec de nouvelles chansons?

Ils ont en tout cas déjà réussi un coup médiatique: remettre le groupe au coeur de l'actualité, alors que vont paraître à l'automne une intégrale et un album hommage de reprises par des artistes plus jeunes..

Ce nouvel épisode vient alimenter la longue chronique de la possible reformation de Téléphone, plusieurs fois tentée par des promoteurs désireux de surfer sur l'attachement de toute une génération à ces "Rolling Stones" français.

En 1999, puis en 2010, des contacts avaient été pris mais sans suite. En 2013, Aubert, Bertignac et Kolinka avaient rejoué du Téléphone dans une salle parisienne, le Bus Palladium, déjà sans leur bassiste.

Interrogé la semaine dernière, Parlophone, maison de disques de Jean-Louis Aubert et de Téléphone, avait assuré qu'il ne "s'agi(ssait) en aucun cas d'une reformation ou du début d'une longue série de concerts".

"Je me suis promis de ne pas communiquer sur un truc qui devait être une jolie petite surprise, surprise que la presse a copieusement foutue en l'air...", avait écrit Louis Bertignac il y a quelques jours sur son site internet.