Les festivaliers présents ce samedi à la Tomorrowland se souviendront longtemps de leur journée. Si l'on sait avant d'y entrer que l'on sera agréablement surpris plus d'une fois, l'étonnement arrive toujours tôt ou tard face au spectacle mis en place. Et plutôt tôt que tard, d'ailleurs...

Comme souvent, il y en avait pour tous les goûts, ou presque. De Martin Solveig à Armin Van Buuren en passant par Avicii et Nicky Romero, ce samedi était sans doute la journée la plus chargée en méga-stars du milieu. La moins étouffante, aussi. Car les nuages, menaçants de bon matin, se sont finalement avérés être des alliés des festivaliers... jusqu'à 23h40 et le déluge qui a fini par s'abattre sur Boom. Les Beauforts ont un temps été aussi nombreux que les watts, mais ce coup de vent ne fut heureusement que passager. Le spectre du Pukklepop 2011 ne faisait donc qu'effleurer l'esprit des plus anxieux. Celui de la bonne grippe du lendemain est quant à lui dans toutes les têtes...

Notons que cette pluie s'est abattue alors qu'Avicii venait de déserter le main stage pour faire place à Armin Van Buuren. A peine le Néerlandais eut-il le temps d'être acclamé une première fois, non pour sa musique mais bien suite à l'annonce de... la naissance de son fils, que la météo se décidait à saluer de manière bien particulière cet heureux événement. La tête d'affiche du festival s'est donc produit devant un main stage partiellement déserté. C'est la seule ombre au tableau collectif d'une nouvelle journée rondement menée. Du côté des individualités, on plaint ceux qui dorment dans des tentes peu étanchent ainsi que les victimes de pickpockets, toujours aussi nombreux, malheureusement...


Le camping de Tomorrowland est un festival à lui tout seul

"Be part of the madness ! " 180.000 festivaliers pendant trois jours, faut bien les loger quelque part. Tomorrowland, après les avoir envoyés au paradis via des vols spéciaux affrétés pour l’occasion (cfr ci-dessous), a une fois de plus tout prévu. Dreamville est un camping qui offre tout le confort nécessaire pour ses fêtards du bout du monde. Et pour toutes les bourses. Après une gathering party d’anthologie à leur arrivée dès le jeudi soir, 35.000 campeurs vivent là pendant trois jours. Une manière de poursuivre la magie avant, pendant et après le festival.

Car une fois le site fermé , les campeurs poursuivent la fête dans cette ville féérique éphémère. Ils peuvent y retrouver tout ce qu’il faut pour se sentir comme chez eux. D’une boulangerie avec de bonnes baguettes chaudes à n’importe quelle heure de la journée à une boucherie en passant par des magasins de fringues, un coiffeur, une salle pour charger son gsm et ou encore des spécialités françaises, espagnoles, mexicaines, américaines, grecques et belges, forcément. Le Festival a fait de la qualité de la nourriture sa priorité, nous affirme le responsable du site.

Malgré une météo quelque peu maussade hier midi, Dreamville grouillait déjà de monde, affichant tous avec fierté les couleurs de leur pays. La gueule de bois, on ne connaît pas ici. Tout est sujet à faire la fête. Une bouée gonflable, des étrangers de passage et surtout lorsque l’hymne de Tomorrowland explose dans les baffles de Dreamville, les festivaliers sautent dans tous les sens.

Au sein du camping, déguisé tel un mini Disneyland, cinq types de logement sont proposés. Du moins cher, le camping habituel où chacun apporte sa tente, au confort grand luxe, la mansion : une petite villa chic de 12 personnes, all inclusive avec terrasse, jacuzzi, frigo rempli, barbecue, toilettes privées, douches, etc., pour la modique somme de 21.000 euros. Soit 1.775 euros par personne. "C’est parfait pour nous, sourit un habitant norvégien de l’une des sept mansions . On en profite pour se relaxer, faire une sieste à l’abri du bruit avant de repartir sur le dance floor pour… ne plus en revenir !" L’entrée de l’allée aux villas ? Une réception d’hôtel 5 étoiles avec réception et stewards.

Entre les deux, on retrouve des tipis à l’indienne pour 350 euros, à géométrie variable en fonction de la taille et de l’emplacement du tipi, ou encore des petits bungalows Relax Rooms de deux personnes à 850 euros. Le tout entrecoupé d’animation en tout genre et de ruelles comme New York boulevard, par exemple. Bref, un parc d’attractions où les attractions se retrouvent partout. Et un festival qui a compris comment vendre du rêve.