Musique

Le temple de l’électro fête sa quinzième édition.

Clap 15ème ! Le festival démesuré et coloré Tomorrowland fête un bel anniversaire cette année. 15 ans déjà que l’événement attire le temps de deux week-ends de juillet plus de 400.000 curieux venus du monde entier. Accoutrements farfelus - entre imprimés léopard à gogo, costumes de Tortues Ninja ou coiffes amérindiennes - et drapeaux de tous les pays sont ressortis des placards.

Pour l’occasion, les organisateurs ont décidé de miser sur le retour d’un ancien thème, « The Book of Wisdom », datant de 2012. « On le voit comme un nouveau thème. La mainstage est toute nouvelle, on y a glissé plein de détails des années précédentes pour la décoration », nous explique la porte-parole Debbie Wilmsen. La découverte de la scène principale reste un événement à chaque édition. Cascade d’eau, carrousel, plume géante et train à vapeur sont intriqués dans une immense bibliothèque à l’ancienne qui s’anime et qui offre un peu de magie. Sur le livre géant, tout au-dessus du podium, on peut lire : « In Loving Memory of Tim Bergling ». Un hommage au disc jockey suédois Avicii décédé en avril 2018.

Pour ce premier jour, on retrouve sur cette imposante scène de 26 mètres de haut, la DJ Anversoise Amélie Lens qui a servi techno acide et house sombre à un public plus que friand. Sous les coups de 17 heures, au tour de l’ancien champion de NBA, Shaquille O’Neal, qui officie sous le nom de DJ Diesel, de prendre les commandes. Pour une fois, l’artiste est inratable dans cette scène très chargée, il faut dire que le colosse impressionne avec ses 2,16 mètres et ses 147 kg. En marcel blanc, sans fioriture, la légende des Lakers semble plutôt à l’aise derrière des platines en remixant différents tubes comme « Talk » de Khalid, « The Hills » de The Weeknd ou encore « Better Off Alone » d'Alice Deejay.

La sauce a malgré tout du mal à prendre. Sauf lorsque l’Américain imite un tir au basket, un mouvement que la foule s’accapare immédiatement. Le public est sans doute plus présent par curiosité de voir une ancienne star de basket-ball en chair et en os, que pour danser sur de la musique de qualité. Son set est plutôt faible, constamment interrompu par des « hands up » à tout-va.

Le site du parc de Schorre semble toujours aussi interminable et la recette de l’univers fantastique et féérique fonctionne toujours. L’attention du détail dans les décors plaît et sert aisément d’arrière-plan pour les photos Instagram pour le plus grand bonheur des détenteurs de billets tant convoités. Avec 17 scènes et plus de 1000 artistes programmés, les festivaliers amateurs d’EDM, de techno, de house, de dubstep, ou même de rap ont l’embarras du choix.