TomorrowWorld: clap première! Le conte de fée continue pour les clubbeurs du monde entier. Et surtout pour ceux qui n'ont pas eu l'occasion de se rendre au phénomène de Boom, près d’Anvers. 

Pour preuve, alors que la première édition du festival bat son plein depuis ce vendredi midi (et même jeudi soir avec The Gathering, la soirée d’ouverture pour les campeurs de Dreamville), TomorrowWorld n'est toujours pas sold out (ils sont à 45 000 personnes par jour et peuvent monter jusqu’à 65 000). 

Son prix, exorbitant pour un européen lambda, sans doute. Pour rappel, cette année, la 9e édition de Tomorrowland avait été sold out en... une seule seconde! Prenant place juste après la saison des tornades, le festival made in USA doit encore faire ses preuves sous son soleil de plomb. Mais une chose est sûre, TomorrowWorld a déjà sa petite american touch: de l’éboueur au dj en passant par les policiers (à cheval) ou le parking boy, les américains sont tous des show man accueillants et donnent des airs de Disneyland pour adultes au festival. 

Sinon, on ne change pas une équipe qui gagne. 3 jours de folie électro, avec plus de 300 artistes, 8 podiums (contre 16 en Belgique) et des décors qui dépassent l’imagination. Bref, le temps d’un week-end, TomorrowWorld devient le centre de l’univers pour les férus de musique. Âge minimum requis? 21 ans. Bienvenue aux Etats-Unis!

TomorrowWorld: le monde de demain

Pour palier au succès de foule toujours grandissant en Belgique, les organisateurs flamands de Tomorrowland, les frères Manu et Michiel Beers ont négocié une sorte de joint-venture avec une entreprise d’entertainement US, SFX, qui détient aujourd’hui 49 % des parts du Festival. Tomorrowland leur a donc vendu une licence pour exporter leur produit hors des frontières belges. Ils peuvent ainsi utiliser le nom mais doivent respecter la charte et l’image de Tomorrowland. En un mot, une relation win-win. 

Résultat? TomorrowWorld s’est installé au coeur de la Géorgie, près d’Atlanta, dans les plaines sauvages de Chattahoochee Hills. La Dernière Heure a eu la chance de visiter les lieux avant tout le monde. Les moins? Il s’agit des mêmes décors que la Tomorrowland de 2012 (un voyage de plus 5,500 miles via 80 bateaux), à savoir la bibliothèque géante comme Main Stage, notamment. Mais les organisateurs promettent un nouveau chapitre au fameux Book of Wisdom et non pas une redite. 

Les plus? Situé au coeur d’une forêt exotique, faite de lacs, de bois et de jolies petites îles au milieu d’un domaine vallonné, le site –qui appartient au champion belge d’équitation Karl Bouckaert- fait rêver. Plus de 300 hectares au son des beats apocalyptiques (mais aussi des crickets et cigales une fois la nuit tombée), entouré d’une faune chatoyante -on y croise des cerfs et… des serpents!-et d’une flore luxuriante. Avec ses ranchs un peu partout, on se croirait même parfois dans un western des temps modernes. 

Objectif de TomorrowWorld? Devenir le Woodstock du 21e siècle. Implanter un festival à l’étranger alors qu’il est déjà si bien huilé en Belgique, le défi est de taille. En recommençant à zéro mais avec une aura sans précédent, les américains feront-ils mieux que les belges? Les organisateurs se sont donnés cinq ans. Show devant !