Un pré-accord est intervenu entre la ministre de la culture Bénédicte Linard et les représentants des professionnels de la culture. Encore faut-il qu’il soit validé par le Conseil national de sécurité.

Quand les concerts vont-ils reprendre et pourra-t-on bientôt retourner dans les salles de spectacles ? La question a fait l’objet d’une réunion mardi, au cabinet de la ministre de la Culture Bénédicte Linard. En présence de représentants des artistes et des professionnels de la culture, des perspectives ont été évoquées. Et si elles laissent entrevoir le bout du tunnel pour certains, le retour à la normale, lui, est encore loin. D’autant que les pistes envisagées pour la reprise de certaines activités restent très incertaines et feront l’objet de discussions ce mercredi au Conseil national de sécurité.

Concrètement, voici ce qui figure dans le préaccord discuté hier qui doit encore être validé et n’a donc rien de définitif. À partir du 11 mai, certaines activités pourront reprendre mais en coulisses uniquement, et toujours en respectant les mesures de distanciation sociales et de sécurité qui s’imposent (désinfection systématique des lieux, etc.). Il s’agit pour les artistes de reprendre les entraînements et les répétitions autour d’une table. Certains métiers comme ceux de scénographe, costumier ou décorateur seront également autorisés à reprendre leurs activités, toujours en avec les mesures de précaution qui s’imposent.

Dès le 18 mai, les ateliers collectifs et certaines scènes pourraient rouvrir. Pas question de grands rassemblements, bien entendu. Il s’agirait uniquement de représentations d’artistes en solo et en plein air devant une audience de maximum 50 personnes. Cette jauge passerait à 250 spectateurs à partir du 1er juillet pour les spectacles donnés en plein air, à la condition que le public porte un masque. Pour les spectacles en salle, il faudra encore se montrer très patient puisque la date envisagée est celle du 1er septembre, pas avant. De quoi faire trembler les organisateurs des nombreux concerts reportés à l'autommne, de même que ceux des festivals programmés après les vacances et qui échappaient jusqu'ici à l'interdiction décidée jusqu'au 31 août.

On le voit, ce n’est pas demain la veille que les concerts et autres spectacles vont à nouveau rythmer nos vies. D’autant, répétons-le, qu’il ne s’agit là que de projections qui doivent encore être discutées et validées par le Conseil national de sécurité. Pour le public comme pour les artistes, le Covid-19 laissera des traces malheureusement très durables.