C'était en 2000. Le single I'm outta love déferlait sur la planète. Depuis, Anastacia a fait rentrer dans le répertoire de la pop musique une bonne dose de mélodies qu'on fredonne toujours (ou qu'on hurle avec bonheur, c'est selon…). 

Dimanche soir, sur la scène de l'AB, il n'y en avait que pour les tubes signés de l'empreinte vocale si particulière de la star américaine. Sick and tired, Paid my dues, Pieces of dream, et un latinisé You'd lie to me ont repris vie dans une salle bruxelloise conquise d'avance par l'aura d'Anastacia, le plus souvent lunettes sur le nez (sinon, elle se sent un peu "comme un imposteur" dira-t-elle, drôlement et agréablement bavarde). 

La chanteuse blonde à la voix de black, comme on l'a surnommée à ses débuts, a beau avoir traversé les pires épreuves (cancers et maladie de Crohn), elle n'en a pas perdu son incroyable énergie, à 47 ans (on ne sait pas trop où elle les cache). Et si elle préfère l'humour et la musique à la complainte, elle ne se prive tout de même pas d'instants plus solennels et remplis de sens sur Heavy on my heart ou You'll never be alone, tout à coup stricte dans une tenue de veuve noire.

Le final, en apothéose, est à la hauteur d'une carrière auréolée de tubes pop, qui n'auraient pas connu pareils succès sans l'époustouflante voix d'une Anastacia, encore plus imposante en live. I'm outta love, Left outside alone et un réjouissant One day in your life - pour lequel elle fait monter deux adolescentes sur scène, pas timides face au micro - clôtureront un show qui a fait vibrer les trentenaires (et plus) présents dans la salle.