Des Choeurs de l'UE aux Temptations, aucune fausse note samedi soir

BOIS-SEIGNEUR-ISAAC Passer des ruines de l'abbaye de Villers-la-Ville au château de Bois-Seigneur-Isaac pouvait représenter un certain risque pour les organisateurs des Nuits des Choeurs. Pourtant, la première soirée organisée vendredi dans le superbe domaine comtal de la famille Snoy fut enchanteresse.

Il est vrai qu'un ciel serein était de la partie et, hormis des bouchons au bout du Ring, l'atmosphère était à la détente et aux plaisirs d'été.

Comme d'habitude dans ce genre de concert-promenade mêlant un peu de tout, chacun pouvait trouver musique à son goût; les puristes ne jurant que par le classique se dirigeaient vers les Choeurs de l'Union européenne offrant un répertoire romantique en majorité tiré de l'oeuvre de Felix Mendelssohn ou vers le Choeur Rodolphus d'Eton, 22 élèves du prestigieux collège anglais passant allégrement du Rule Britannia au répertoire de la Renaissance anglaise en passant par la variété, le tout avec justesse et enjouement.

Sur la 3e scène classique se produisaient quatre solistes du Bolshoï; et si leur programme Mozart laissait parfois à désirer du point de vue de la justesse, celui consacré aux airs américains (Gershwin ou Bernstein) présenté ensuite était remarquable.

Le Mystère des Voix Bulgares, incontournable de ce genre de manifestations, proposait vingt minutes étranges, hors du temps, parfaites. ERA (mais oui, Ameno , c'est eux) mêlait, pour la première fois en live, synthés et voix mais avait la fâcheuse tendance de couvrir les autres scènes, en particulier celle où se produisait le choeur d'Eton.

Last but not least , sur le dernier podium, des légendes de la soul music sévissaient. C'est le son de la Motown que The Temptations proposaient, avec quelques perles comme Papa was a Rolling Stone , Get Ready ou My Girl . Difficile de ne pas danser à la vue et à l'écoute de ce quintet qui, 46 après sa formation, tient une pêche d'enfer.

Tout le monde se retrouvait pour un final ponctué d'un feu d'artifice.



© La Dernière Heure 2008