Isabelle Boulay était au Cirque royal mercredi soir. Toute en douceur et en générosité

BRUXELLES "Est-ce que vous aimez ma robe ?", lance de son accent la chanteuse québécoise après avoir servi les trois premières chansons de son spectacle dont le folk-country Où est ma vie ? C'est qu'Isabelle Boulay s'est apprêtée, style Christian Lacroix, pour ressembler aux princesses qui dansent dans les petites boîtes à musique de notre enfance. La rousse Québécoise nous propose donc d'ouvrir la boîte et de voyager avec elle... Le public du Cirque n'attendra pas bien longtemps avant d'entendre des airs familiers : Isabelle livre en début de spectacle l'un de ses premiers tubes, Je t'oublierai, je t'oublierai et son grand succès, Parle-moi. Le tout avec grâce et élégance, sans que sa voix ne joue plus fort que les instruments. Après avoir rendu hommage à Nana Mouskouri avec Coucouroucoucou Paloma et dit merci à Jean-Louis Murat pour lui avoir offert le magnifique Dieu des amours (sur son dernier album), Isabelle nous conte ses secrets d'enfance et, avec humour, se souvient des photos de son idole Jean-Paul Belmondo posant en "costume de bain" sur les murs de sa chambre.

Entre deux (longs) récits, le ton change et la chanteuse - qui a laissé tomber sa longue robe de princesse pour un jean - monte le son sur un étonnant Déjeuner en paix de Stephan Eicher. Et nous chante, de sa douce voix, les louanges de son père (Lui) avant de dire un au revoir plein de grâce sur Ton Histoire et Juste une étoile...



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