Télévision France Télévisions affirme que des solutions de remplacement sont envisagées pour la série culte qui sévit sur France 3 depuis bientôt 16 ans.

Plus moche la vie pour les fans de Plus belle la vie… La série autour du Mistral, qui a vu le jour le 30 août 2004, serait en pleine tempête à en croire Les Échos. Selon le journal, sa déprogrammation pour laisser place à une émission qui s’adresse à un public plus jeune est dans l’air. "On y réfléchit, et on va commencer à imaginer des développements possibles via notre filiale de production interne", confie une source proche du dossier au média français.

Plus belle la vie fait surtout face à une concurrence féroce dans le paysage audiovisuel hexagonal, à commencer par celle de Demain nous appartient sur TF1 ou encore d’Un si grand soleil sur France 2. Tout cela sans oublier un changement d’horaire intervenu en 2018. " PBLV est désormais davantage en concurrence avec les journaux télévisés", révèle Guillaume de Menthon, président de TelFrance, aux Échos. Philippe Nouchi, expert chez Publicis Media, note en plus une certaine "usure du programme ", laquelle se fait fortement ressentir dans les audiences venteuses du Mistral. La saison 2019-2020 est symptomatique. Plus belle la vie a attiré en moyenne 3,4 millions de téléspectateurs (pour une part de marché de 14,8 %), soit un point de moins qu’en 2018, où ils étaient 3,7 millions à la suivre pour 15,7 % de part de marché. "France Télévisions doit trouver une nouvelle émission qui assure un bassin d’audience jeune qui veut parler à tous les publics" , souligne Guillaume de Menthon.

Un contrat jusqu’en 2021

Que les fans se rassurent toutefois. PBLV ne va pas quitter les écrans du jour au lendemain. Le contrat entre France Télévisions et Newen, la société productrice de la série, court jusqu’en 2021. Des négociations seraient même en cours pour un renouvellement de trois ans. "Il est beaucoup trop tôt pour arrêter PBLV , conclut un cadre du groupe, toujours dans les pages des Échos. Le public est attaché au feuilleton et fidèle. Ce serait trop sensible. Mais, dans les toutes prochaines années, rien n’est impossible. Avec le montant consacré à PBLV, on pourrait faire de très belles séries, pas forcément quotidiennes d’ailleurs."