Kevin Feige avait promis des surprises et de l’action pour la suite de The Falcon and the Winter Soldier. Et il a tenu parole. Le deuxième épisode de la série Marvel reprend les ingrédients du premier (combat contre les terroristes du groupe Flag Smashers et plongée dans le passé des deux super-héros), mais en corsant nettement l’intrigue.

Les tensions entre Sam et Bucky, véritables frères ennemis inséparables mais incapables de se supporter, sont renforcées par l’arrivée du nouveau Captain America. John Walker a beau être “le premier soldat à avoir reçu trois médailles d’honneur” et battre “tous les records : vitesse, endurance, intelligence”, pour les amis de Steve Rogers, il n’est rien d’autre qu’un imposteur. Collaborer avec lui et son acolyte, Lemar Hoskins (alias Battlestar), pas question. Et pourtant, leur coopération serait bien utile pour affronter des “super-soldats” d’une force surhumaine, menés par une femme, Karli Morgenthau.

Pour corser le tout, elle vole… des vaccins (eh oui) pour les redistribuer dans des camps de réfugiés, ce qui lui vaut de recevoir des SMS anonyme d’un propriétaire désireux de lui faire la peau.

Pour agrémenter le tout, le réalisateur Kari Skogland dévoile un Captain America assez arrogant malgré ses propres doutes, truffe les moments de tension de bonnes répliques (“Bravo, tu ne fais pas de bruit. Un séjour à Wakanda et tu es la White Panther”) et, surtout, multiplie les dénonciations des clichés racistes. Notamment lorsqu’un enfant noir appelle Sam “Black Falcon”, ce qui entraîne cette réplique parfaite : “C’est parce que je suis Falcon et que je suis noir ? Alors, on devrait t’appeler Black kid…” Ou lors de la présentation d’un vieux super-soldat noir, dont personne n’a jamais entendu parler depuis 30 ans… parce qu’il servait aux expérimentations. De quoi donner beaucoup de profondeur au récit.

Côté spectacle, on a droit à une scène de combat sur le toit de deux camions lancés à toute allure. Impressionnante, musclée, référencée western (sauf que cela se passait sur des trains à l’époque) et bourrée de cascades improbables, même si on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi les terroristes voyagent sur le toit plutôt que dans le camion…

Au final, cela rend encore plus impatient de découvrir la suite. Mission accomplie pour Falcon et le Soldat de l’Hiver.