Séries Avec La Victima numero ocho, Netflix a déniché une nouvelle petite pépite espagnole qui fait mouche.

Il est écrit qu’il faut désormais compter sur l’Espagne pour les thrillers taillés pour le petit écran. Après le succès planétaire de La Casa de papel, c’est une nouvelle production ibérique percutante qui a débarqué ces dernières semaines sur Netflix, un an après sa diffusion dans son pays d’origine : La Victima numero ocho ou, traduit en français, la victime numéro huit. Cette série dont la première saison compte huit épisodes, offre un scénario bien ficelé mâtiné d’un soupçon de Homeland et de Bodygard. Il y a pire comme références. Et l’histoire, aussi passionnante que rebondissante, même si c’est parfois tiré par les cheveux, est servie par un casting attachant.

Au cœur de l’action, il y a une enquêtrice qui n’est pas sans rappeler le rôle de Raquel Murillo dans La Casa de papel, une jeune infirmière dont la vie va basculer du jour au lendemain, un flic ripou, un journaliste déchu en mal de scoops et une famille en apparence respectable mais qui vole en éclats plus vite qu’il ne faut pour le dire. Personne n’est impliqué dans un braquage cette fois-ci mais bien dans une chasse à l’homme. La trame de La Victima numero ocho est construite autour d’un attentat qui rappelle immanquablement celui du 14 juillet 2016 à Nice et ses 86 vies fauchées et 458 blessés : une camionnette bélier dévale dans les rues bondées de Bilbao, la capitale du Pays basque. Elle tue sept personnes. Un suspect est immédiatement identifié, il s’appelle Omar et est musulman. Pour les enquêteurs, il est l’auteur du carnage, ils n’en doutent pas un instant… jusqu’à ce qu’une huitième victime soit identifiée. À partir de cet instant, l’affaire prend des tournures pour le moins inattendues.

Si l’originalité des éléments à la base de la série paraît moins séduisante que celle de La Casa de papel, le téléspectateur est vite captif du sort qui attend Omar et ses proches. Chaque épisode montre comment les protagonistes de l’histoire principale sont pris dans un tourbillon qui les dépasse, mais aussi les dégâts collatéraux que tout cela provoque dans les familles et les communautés. On en vient à se dire qu’il est facile de basculer du côté obscur de la force tant les situations semblent parfois inextricables.

La Victima numero ocho vient à point pour les aficionados de La Casa de papel dont la patience va être mise à rude épreuve en attendant la saison 4 de leur série favorite. Cerise sur le gâteau, le dernier épisode ouvre la porte à une suite même si une seconde saison n’a pas été annoncée jusqu’ici.