La quatrième partie n’apporte rien de neuf à une saga qui a perdu de sa superbe.

Dès 9 h 01, tous les fans de La Casa de Papel ont branché Netflix. La quatrième partie de la série espagnole était enfin disponible sur la plateforme. Une bonne nouvelle pour des milliers de confinés. Mais ce nouveau volet allait-il relancer une mécanique qui semblait s’enrayer ? Pas vraiment…

Si le Professeur et ses sbires tentent par tous les moyens de trouver une issue pour sortir de la Banque d’Espagne, l’étau n’a de cesse de se resserrer. La pression de la police, les péripéties de la tête pensante, les guerres d’ego, la mutinerie et la gestion des otages sont à nouveau au cœur d’une intrigue qui ne se renouvelle guère.

À l’exception d’un personnage qui pimente quelques épisodes, la série ne parvient pas à retrouver l’originalité de ses débuts.

Pour les amoureux du genre, les flash-back avec Berlin confèrent une certaine nostalgie au récit. Le personnage de Palerme apporte le petit grain de folie, mais les ficelles deviennent de plus en plus grosses.

Au final, cette quatrième partie est un bon divertissement d’action, sans plus. Il est sans doute temps pour la série de s’arrêter.

Le voyage fut original au début. Rio, Tokyo, Lisbonne et les autres ont trouvé le moyen d’embarquer des millions de fans. Mais il ne faudrait pas faire l’escale de trop. Si cette quatrième partie fonctionne, le confinement y sera pour beaucoup. Dommage, l’idée de départ était bonne.