La série Emily in Paris aurait pu devenir le nouveau Sex and the City. Au lieu de ça, elle est devenue la risée des internautes. En cause : les multiples clichés et approximations sur Paris présents dans les épisodes disponibles sur Netflix depuis début octobre. On peut ainsi voir, entre autres, l'héroïne (jouée par Lily Collins) s'installer dans une "chambre de bonne" d'une superficie démesurée ou encore être confrontée à des Français presque tous représentés comme des "fumeurs compulsifs". 

Lors du festival Cannesséries, le créateur du show a tenu à expliquer sa démarche. "Je voulais vraiment tourner à Paris pour que ça ait l'air authentique". "Je voulais offrir aux téléspectateurs une expérience spéciale", a souligné Darren Star dans un message pré-enregistré (qui ne lui a donc pas permis de réagir directement aux critiques). 

Le créateur de Beverly Hills, Melrose Place ou Sex and the City a beau se déclarer "francophile", il a déçu de nombreux Français avec sa dernière création. Selon ses dires, l'homme a pourtant vécu 11 mois à Paris. "Je rêvais d'être un expatrié, et en faisant la série, j'ai pu faire cette expérience. J'espère pouvoir poursuivre avec une saison 2".

"Ceux qui critiquent n'ont pas compris que la série ne présente qu'une vision de Paris"

Interrogé à propos des reproches adressés à la série, l'un de ses acteurs principaux, le Français Lucas Bravo - qui incarne Gabriel - a tenu à défendre le show. Dans Cosmopolitan, il reconnaît "toutefois que les Français qui se plaignent des clichés ont raison dans un sens". "Nous représentons une vision unique de Paris. Paris est l'une des villes les plus diversifiées au monde. Nous avons tant de façon de penser et de nationalités différentes". Mais il embraye en défendant le programme. "A un moment donné, si vous voulez raconter une histoire sur Paris, vous devez choisir un angle. Les critiques n'ont pas compris que la série ne représente qu'une vision de Paris".

En tout cas, outre-Atlantique, la série est un succès. "La réalité est si dure ces temps-ci que les gens veulent voyager", explique l'acteur. "Je reçois deux types de messages, les gens qui ont visité Paris sont tristes car ils veulent y retourner et ceux qui n'y sont pas encore allés veulent absolument le faire".