La série fantastique lancée sur Netflix il y a dix jours connaît aujourd'hui un succès auquel beaucoup n'ont pas cru auparavant

Il y a quelque chose du "Monde de Narnia", de "Chair de Poule" et d'"Harry Potter", dans la nouvelle série événement de Netflix, "Locke and Key", disponible sur le service de SVOD depuis le 7 février. Actuellement n°2 des tendances qui performent le mieux en Belgique, la série raconte les aventures de la famille Locke, contrainte, après un drame familial (le papa, Rendell Locke, a été assassiné) d'emménager au coeur du manoir familial, la Key House sise en plein coeur de Mathison. Un endroit où la magie s'exprime de la cave au grenier, par l'entremise de clés mystérieuses octroyant à leurs utilisateurs différents pouvoirs (s'insérer dans la tête de quelqu'un, ouvrir une porte vers n'importe quel endroit, se transformer en fantôme, contraindre quelqu'un à exécuter nos ordres,...).

Catégorisée comme "horrifique" (sévèrement à notre goût), "Locke and Key" est surtout une série qui touche au fantastique, au thriller, au suspense et à la teen-série. Elle est aisément regardable avec des enfants (pas trop jeunes, toutefois), l'intrigue est d'ailleurs portée par la fratrie Locke, composée du jeune Bode, sa grande soeur Kinsey et de Tyler, ado contraint de se glisser dans le rôle de son père décédé, à un âge où ses préoccupations devraient être bien moins lourdes.

Si le show performe bien matière de story-telling, c'est sans doute parce qu'il est porté par quelqu'un qui baigne dans une famille où l'on sait raconter des histoires : Joe Hill, de son vrai nom Joseph Hilstrom King, fils du grand écrivain Stephen King. C'est que "Locke and Key", à la base, n'est pas un produit télé, mais une série de six comics édités entre 2008 et 2014.


Un chemin tumultueux vers l'adaptation filmée

Le chemin de l'adaptation sur écran de cette saga a été pour le moins tumultueux : la Fox s'y sera essayée la première, avec la création d'un pilote en 2011 déjà. Sauf que la Fox n'était pas convaincue par le potentiel du show, tente de le vendre à d’autres chaînes puis lâche l'affaire, échaudée devant les coûts de production. Le pilote est toutefois diffusé au Comic-Con, grand-messe mondiale geek, où il est bien accueilli... sans pour autant s'attirer les faveurs d'un network ou d'un studio potentiel.

C'est le studio Universal qui se replanche ensuite sur la question, mais ne pensant cinéma plutôt que série télé. Rien ne suivra.

En 2017, une nouvelle adaptation est mise sur les rails, pour un grand nom de la SVOD (mais pas Netflix. Sauf qu'Hulu, en bout de course, choisit finalement de ne pas y aller !  C'est ici que Netflix intervient, et récupère le show, qu'il confie à Joe Hill (King). 


Une saison 2 à confirmer (mais c'est quasi acquis)

Si Netflix n'a pas encore avalisé de saison 2 (l'entreprise préfère toujours attendre un peu après la diffusion), vu les retours et le potentiel, il est extrêmement peu probable que celle-ci ne voit pas le jour...