Entre les années 80 et la fin des années 2000, Nicolas Cage faisait partie des acteurs qui comptaient dans le cinéma mondial, avec des succès comme Rusty James, Cotton Club, Peggy Sue s'est mariée, Arizona Junior, Moonstruck, Sailor et Lula, Rock, Les ailes de l'enfer, Volte-face, La cité des anges, Snake Eyes, Lord of War, World Trade Center ou la saga Benjamin Gates. Mais depuis une décennie, il se fait surtout remarquer par ses déboires financiers et ses choix de films calamiteux destinés à renflouer ses pertes.

Mais l'homme a du talent. Et de l'humour. Il en faut, en effet, pour accepter de présenter la nouvelle docu-série de Netflix, History of Swear Words, qui se fixe pour objectif de tout nous apprendre sur "les origines, l’utilisation de la culture pop, la science et l’impact culturel des gros mots." Ou, plus exactement, de six d'entre eux: “fuck”, “shit”, “bitch”, “dick”, “pussy” et “damn”. Avec l'aide de linguistes, de scientifiques, d'historiens et de lexicographes, en 20 minutes, il va tout nous dire, à partir du 5 janvier, sur ces mots devenus extrêmement courants dans le langage de tous les jours chez les anglophones.

Détail cocasse: non seulement Nicolas Cage ne figure pas dans le top 10 des champions des gros mots au cinéma (classement dominé, dans l'ordre, par Jonah Hill, Leonardo DiCaprio, Samuel L. Jackson, Adam Sandler, Al Pacino, Denzel Washington, Billy Bob Thornton, Seth Roger, Bradley Cooper et Danny McBride) mais en plus, il met un point d'honneur à trouver des expressions acceptables pour détourner le plus souvent possible les jurons. Il lui fallait donc une fameuse dose d'autodérision pour accepter ce poste de présentateur. Voilà qui promet.