Voilà une conséquence de la pandémie qu’aucun expert n’avait prévue. Avec les pertes d’emploi et l’augmentation considérable du temps passé à son domicile, le binge watching a explosé en un an, faisant naître une nouvelle catégorie d’abonnés aux grandes plateformes (Netflix, Disney+, Amazon Prime, Apple TV+, HBO Max,...) : les "tricheurs du streaming". En clair, des grands impatients qui mentent à leur partenaire et visionnent en cachette les épisodes de leur série préférée qu’ils étaient censés découvrir ensemble.

Selon une étude menée auprès de 2.000 personnes en Grande-Bretagne par la société Hyperoptic, le phénomène aurait rapidement pris de l’ampleur, au point de toucher 11 % des abonnés aux plateformes de streaming. Et du côté de la génération Z (les 16-24 ans), c’est encore pire, puisqu’un ado et post-ado sur quatre regarderait les séries "en douce", sans avertir son âme sœur ou ses potes de vision. Cela va tellement loin que la moitié reconnaît s’adonner à cette activité secrète "au moins une fois par semaine". D’ailleurs, 22 % des hommes avouent la pratiquer tous les jours, contre 13 % des femmes. Avec un petit faible pour Game of Thrones (16 %), Stranger Things (15 %) ,Sex Education (15 %) et The Crown (13%).

Les raisons principales de cette attitude ? L’impatience pour 50 % des "tricheurs du streaming", et le sentiment de s’ennuyer pour 21 % d’entre eux.

Détail étonnant : le “taux d’infidélité” serait plus important au sein du couple (37 %) qu’au sein de la famille (33 %) ou qu’entre amis (30 %). Avec pour conséquence des disputes dans 8 % des cas, et même des ruptures définitives pour 4 % des amoureux.

Comme quoi, le binge watching n’impacte pas que le sommeil.