Séries Encore une série de prétoire ? Détrompez-vous : The victim, c’est bien plus que ça…

Voici quelques semaines à peine, La Une diffusait La part du soupçon, mini-série dans laquelle Kad Merad, un papa bien sous tous rapports, se retrouvait dans le collimateur de la justice. Motif ? Il aurait usurpé une autre identité que la sienne, pour faire oublier son passé de tueur. L’idée de The victim n’est pas si différente, en somme : un jeune papa est tabassé chez lui le soir d’Halloween après dénonciation sur Internet. C’est la mère du petit Liam, sauvagement assassiné lorsqu’il avait 9 ans, qui croit avoir découvert la vérité sur Craig Meyers : celui-ci ne serait autre que le jeune ado responsable de la mort de son enfant et qui, après avoir purgé sa peine, est de retour sous une nouvelle identité… Mais alors - et c’est tout l’enjeu de cette mini-série en quatre épisodes - qui est la victime ? Anna Dean, qui veut enfin entendre la vérité sur les dernières heures de son enfant ? Ou Craig Meyers, soumis à la vindicte populaire et dont la vie est devenue un enfer ?

Inspiré d’un fait divers

"Anna a une famille, elle est mère, mais elle est en deuil et elle ne se comporte pas toujours de manière irréprochable. C’est très humain selon moi", explique Kelly MacDonald (Boardwalk Empire, Trainspotting) qui l’incarne avec justesse et empathie. Craig, lui, prend les traits de James Harkness (Les heures sombres), parfait dans le rôle du jeune chauffeur de bus dévoué à sa femme et sa fille. "Bien sûr, il s’agit d’une histoire de procédure judiciaire, mais c’est complètement différent de ce que l’on a pu voir jusqu’ici. C’est définitivement une série que vous pouvez regarder deux ou trois fois et que vous verrez à chaque fois de manière différente."

"Quand j’ai lu les scénarios, j’ai été frappée par l’intensité dramatique", poursuit Kelly MacDonald. "Au cours d’un même épisode, vos convictions et votre attachement à l’un ou l’autre personnage change et bouge. Ce qui oblige le spectateur à rester sur ses gardes."

Tournée à Edimbourg, où se déroulent les faits, The victim est librement inspiré d’un fait divers tragique, qui a secoué l’Angleterre en 1993. Cette année-là, un petit garçon de deux ans à peine avait été torturé et tué par deux gamins de dix ans.I.M.