A l'époque de "Coup de foudre à Notting Hill", Hugh Grant rêvait de jouer les méchants

À Amsterdam, après une nuit un peu mouvementée, l’acteur s’était replongé avec plaisir dans l’expérience Notting Hill… Film diffusé ce soir, sur RTL à 20.30

A l'époque de "Coup de foudre à Notting Hill", Hugh Grant rêvait de jouer les méchants
©UNIVERSAL STUDIOS

Dans la cour de son hôtel bordant un canal amstellodamois, deux adolescentes, une rose à la main, espéraient l’approcher, voire obtenir un autographe. Pour l’heure, pourtant, Hugh Grant était invisible, accaparé par les journalistes avides de questions. Et de réponses.

Le sourire fatigué – il avait eu une "heavy night", traduisez difficile – et la cigarette à la main, celui qui, cinq ans plus tôt, faisait fondre les filles dans "Quatre mariages et un enterrement" répond toujours avec douceur et souvent avec humour. Le tout entrecoupé de petits chocolats noirs dont il se goinfre allègrement.

Et puisque l’une des scènes les plus irrésistibles de Notting Hill, le film dont il sera question aujourd’hui, met en scène des journalistes… et des stars, on l’embarque, d’emblée, sur cette voie-là. “Nous n’avons rien exagéré, s’amuse-t-il. Dans Notting Hill, mon personnage qui n’est pas journaliste doit interviewer au pied levé toute la distribution du film, dont un enfant. Eh bien, un reporter américain m’a dit qu’un jour, lui avait dû interviewer un chien. Enfin, son maître. Mais l’animal était là. Je suppose qu’inconsciemment, j’ai dû mettre de mon expérience dans ces scènes et, dans le même temps, il fallait que j’oublie tout ce que je savais sur la façon de faire. J’essayais d’être innocent, d’oublier les règles du jeu de la célébrité. De me comporter comme un être humain normal…”

Vous avez parfois l’impression de ne plus être un humain normal ?

“Non, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire (rires). Normal, dans le sens qu’il n’a pas l’expérience de ces choses-là. Peut-être que je me suis un peu vengé des journalistes, sur ce coup-là…”

Vous n’avez pas eu peur que l’on compare "Notting Hill" à "Quatre mariages" ?

“Un peu, si. Mais il y avait des tas d’autres raisons d’avoir peur : de ne pas être à la hauteur, d’être mal reçu lors des previews. Mais je pense que ce sont vraiment deux histoires différentes. Et que celle-ci fonctionne. C’est si rare, les films qui ont cette alchimie. En fait, "Notting Hill" est plus mature.”

Parce que vous l’êtes, vous aussi, plus mature ?

“Nous l’étions tous, sur le plateau. Nous avions cinq ans de plus ! Et entre nous, d’autres relations sont nées, qui relèvent de l’amitié autant que du travail. Le réalisateur a tellement travaillé pour la télévision britannique et tellement observé ses contemporains que cela ne pouvait que donner une histoire plus adulte. Et drôle. En plus, Roger Michell a cette qualité très rare qui est d’aimer vraiment les gens. Ce qui n’est pas très à la mode, pour l’instant !”

Ce retour à la comédie romantique, c’est parce que vous vous êtes rendu compte que c’est ce qui vous réussit le mieux ?

“Plus je vieillis (il avait 39 ans, à l’époque, NdlR), plus je me rends compte que je ne suis pas fait pour les personnages sombres, profonds et torturés. Il y a tant de gens qui jouent ça beaucoup mieux que moi. Je ne me sens jamais aussi à l’aise que quand je peux faire quelques blagues…”

Ce côté lisse et gentil ne vous pèse pas, parfois ? Vous n’avez pas envie de jouer un vrai sale type ?

“Parfois. Et je suis très bon dans les rôles de vilain ! J’en ai joué énormément, notamment pour la télé. Et c’est vrai que c’est un grand plaisir pour un acteur. Mais c’est marrant, avant on me posait la question inverse !”

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