Emmanuel Macron moqué à la télévision publique russe: "Il a pris des médicaments, en espérant que Poutine lui réponde"

Des chroniqueurs d'une émission de la télévision publique russe s'en sont pris aux dirigeants européens, et tout particulièrement au président Emmanuel Macron.

Ad.R.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, les moqueries et attaques à l'égard de l'Occident sont légions à la télévision publique russe. La dernière séquence remarquée, et épinglée par la journaliste spécialiste de l'analyse des médias russes Julia Davis, concerne cette fois Emmanuel Macron.

Sur le plateau de la chaîne publique Russie 1 ce week-end, deux chroniqueurs se sont moqués du président français, et des multiples appels qu'il a passé à Vladimir Poutine concernant la guerre en Ukraine. "J'ai récemment lu que le Président de la République française, Emmanuel Macron, comptait combien d'heures il passait à parler avec Vladimir Poutine au téléphone", commence Henry Sardaryan, analyste politique, avant d'ironiser: "Avant chaque appel, il publie d'ailleurs des photos, sur lesquelles il souffre tellement que je m'inquiète pour lui". "Sur chaque photo, il se prend la tête à deux mains, le cœur, ou prend des sédatifs. Je ne sais pas ce qui ne tourne pas rond avec lui. Chaque coup de fil est un test difficile pour lui. Il donne tout ce qu'il a", poursuit le Russe, avant d'être interrompu par son confrère Vladimir Solovyov.

"Macron a appelé beaucoup de fois. Heureusement, Poutine n'a pas répondu à chaque fois. Alors, il a pris des médicaments, en espérant qu'il allait répondre", se moque ce dernier, suscitant les rires des autres personnes présentes sur le plateau. Vladimir Solovyov en rajoute alors une couche en affirmant que les Russes ont trouvé une nom pour décrire le fait d'"appeler beaucoup sans aucune raison" selon eux: "la macronite".

Le débat sur Russie 1 avait commencé avec une critique plus générale de l'Occident de la part de Henry Sardaryan, qui affirmait qu'il n'y avait "pas de vrais leaders en Europe" et qu'ils étaient "médiocres" en comparaison de Vladimir Poutine. "Il y a 40 ans, si les Premiers ministres européens avaient vu qui dirigent leurs pays actuellement, ils seraient morts avant l'heure, tous victimes d'une attaque cardiaque", avait déclaré l'analyste politique en début d'émission.

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