Sofia Essaïdi rejoint la bande du "Bazar de la Charité" dans "Les Combattantes"

Dans la série, la comédienne incarne Caroline, la femme d’un riche industriel qui doit reprendre les commandes de l’usine familiale pendant la Première Guerre Mondiale.

Sofia Essaïdi rejoint la bande du "Bazar de la Charité" dans "Les Combattantes"
©BELGA

On prend les mêmes et on recommence. Enfin, presque. Après le succès du Bazar de la Charité, le réalisateur Alexandre Laurent réunit une seconde fois Audrey Fleurot, Camille Lou et Julie de Bona pour une nouvelle série historique. Les Combattantes, ce mardi sur La Une, ne s'inspire toutefois pas de l'incendie de la vente de bienfaisance qui a eu lieu en 1897 à Paris. Elle nous plonge, quelques années plus tard, en pleine Première Guerre Mondiale, et nous propose de suivre le parcours de quatre femmes aux parcours divers. Il y a Marguerite (Audrey Fleurot), une prostituée venue de Paris qui, pour des raisons encore floues, se fait engager dans un bordel de campagne pour se rapprocher du front. Il y a Agnès (Julie de Bona), mère supérieure du couvent Saint-Paulin dont la guerre va la pousser à remettre sa foi et ses croyances en question. Il y a Suzanne (Camille Lou), une jeune infirmière poursuivie par la police qui ne peut s'empêcher de venir en aide aux blessés de l'hôpital militaire de Saint-Paulin alors qu'elle tente de fuir la France. Et, enfin, il y a Caroline (Sofia Essaïdi), la femme d'un riche industriel qui est amenée à reprendre les commandes de l'usine familiale lorsque son mari part sur le front.

Dans une interview accordée à TF1, Sofia Essaïdi explique ne pas avoir eu de mal à s'intégrer à l'équipe qui se connaissait depuis le tournage du Bazar de la Charité. "Tout le monde m'a tellement bien accueillie que je me suis tout de suite sentie à l'aise", explique la comédienne qui a été attirée par ce projet pour plusieurs raisons. "En premier lieu, j'adorais l'idée de prendre part à un film d'époque. J'en avais envie depuis longtemps sans jamais en avoir eu l'occasion. Ensuite, parler du rôle des femmes pendant la Première Guerre mondiale me semblait très intéressant. On évoque beaucoup les hommes et c'est tout à fait normal. Mais les femmes ont dû travailler du jour au lendemain et ont tenu le pays pendant la guerre. Certaines ont fait face à d'importantes responsabilités avant d'être renvoyées derrière leurs fourneaux une fois la paix revenue. J'étais heureuse de participer à une série populaire sur l'émancipation des femmes pendant la Première Guerre mondiale et qui contribuerait à faire connaître ce pan de l'histoire aux plus jeunes."

Pour s'imprégner de l'ambiance de l'époque, Sofia Essaïdi a fait plusieurs recherches en amont. "Il a fallu saisir une ambiance, une énergie, comprendre le fonctionnement des gens à cette époque, les codes établis dans la société bourgeoise… C'est d'ailleurs en cherchant des films sur cette période que je me suis rendue compte à quel point la place des femmes avait été peu exploitée en action. Pour en savoir plus sur le sujet, je me suis notamment intéressée à plusieurs articles qui évoquaient leur rôle pendant la guerre", explique l'actrice dont les costumes ont également facilité son jeu. "Ne serait-ce que le corset que j'ai porté pendant tout le tournage et qui apporte une certaine posture, explique-t-elle. Les robes, plutôt proches du corps, parfois avec des jupons, limitent aussi les mouvements. Nous n'avons finalement pas beaucoup besoin de nous projeter. Il y a un vrai côté ludique sur ce genre de tournage, on retrouve notre âme d'enfant lorsque l'on se déguisait pour s'amuser."

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