Il y a 40 ans, François Pirette se faisait un nom avec ses canulars téléphoniques

Janvier 1983, l'humoriste faisait ses premiers pas à la radio, sur la RTBF. Un tremplin pour la carrière que l'on sait. Souvenirs, souvenirs...

Illistrations of Walloon humorist Francois Pirette.
Les canulars téléphoniques de François Pirette sont à la radio ce que les caméras cachées de François Damiens sont à la télévision.

On vous parle d'un temps que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître. En ce temps-là, François Pirette était le roi du canular téléphonique. C'était le dimanche matin, à la radio bien entendu, sur les ondes de la RTBF. "Le père Noël musulman", "À moi, regrets éternels", "L'oreille dans le cornet de frites", "Les montgolfières", "Le violon élastique" ou "L'extincteur", autant de souvenirs mémorables que l'on peut revivre sur YouTube. À moins que vous ne possédiez un des 33 tours édités à l'époque (Les canulars fumés de François Pirette (1983), Allô. Bonjour Madame… François Pirette à l'appareil (1990)), avec d'autres de ces canulars. Ou les éditions CD (Pirette est allé jusqu'au bout du fil - Son répertoire téléphonique - tome I et tome II)

Comment François Pirette a-t-il débarqué sur les antennes du service public ? Grâce à un job d’étudiant qu’il a décroché via un de ses professeurs à l’école de publicité où il suivait des cours. Ce dernier, Jean-Loup Viseur, était aussi un producteur d’émissions de radio à la RTBF. Voilà donc Thierry Van Cauberg de son vrai nom dans la peau d’un standardiste les week-ends au centre de production de Mons. Il a 19 ans, nous sommes fin 1982. Qui aurait pu penser alors que ce serait le tremplin vers une carrière d’humoriste. Pas grand monde. Surtout pas le futur François Pirette.

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Mais voilà, quelques mois plus tard, il décroche sa propre émission à la RTBF. Que pouvait-il bien raconter aux personnes au bout du fil pendant ces quelques semaines pour que le 9 janvier, il fasse ses premiers pas sur aux commandes de sa propre émission ? Mystère. Quoi qu’il en soit, tous les dimanches matin, entre 10 et 11 heures, il est au micro et il fait rire son monde. Il y passera dix années !

De temps à autre, l’humoriste renoue avec les canulars téléphoniques. Parfois à ses dépens. C’était le cas en mars dernier. Pendant son spectacle à la Comédie en île, à Liège, il a appelé une dame repérée parce qu’elle avait collé dans la ville des affichettes pour retrouver son chat perdu. Il lui explique qu’il a trouvé l’animal, qu’il l’a confié à sa maman et que celle-ci va la contacter. Sur le coup de 22 h 30, c’est ce qui est fait mais la propriétaire du chat disparu a la désagréable surprise de s’entendre dire qu’elle doit payer 7 000 euros pour récupérer son animal. Ni une ni deux, elle se précipite à l’adresse donnée pour tenter de le récupérer. L’adresse est en réalité celle de la Comédie en île et, avec son compagnon, elle est invitée à assister à la fin du spectacle. Une blague qu’elle a jugée de très mauvais goût, elle qui cherchait son chat depuis des jours…

À l’instar des caméras cachées d’un autre François célèbre, l’Embrouille, les canulars téléphoniques peuvent parfois mal tourner. Même si physiquement, François Pirette prenait moins de risque que François l’Embrouille.

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