Deux manquements sont pointés par le Collège d'autorisation et de contrôle (CAC) du CSA: ne pas avoir respecté la législation en matière de parrainage ni celle en matière de placement de produit.

Le secrétariat d'instruction du CSA a relevé que, tout au long des émissions, la société We Invest est largement mise en avant. Le logo apparaît lors de la présentation des agents. Ces derniers sont proclamés comme étant "parmi les meilleurs de Belgique". Leurs coordonnées de contact apparaissent à plusieurs moments de l'émission.

"Toute la conception du programme a été imaginée pour mettre en avant l'agence immobilière We Invest, ses agents et les services qu'ils offrent. L'émission a dès lors indubitablement incité à l'achat de ces services. Le CAC a également considéré qu'en tant que coproducteur de l'émission, le parrain We Invest avait nécessairement influencé le contenu de l'émission, ce qui constitue une atteinte à l'indépendance éditoriale de l'éditeur", relève le CSA.

Concernant le placement de produit, le pictogramme "PP", dont le but est d'informer le public de la présence de placement de produit, n'a été affiché qu'en début d'émission et après les interruptions publicitaires, mais pas à la fin des émissions. "Ensuite, We Invest étant coproducteur du programme litigieux, il a influencé le contenu de celui-ci et favorisé la mise en avant de ses agents et de ses services. Enfin, au vu de la complaisance affichée pour les services de We Invest, de l'absence de pluralisme des agents immobiliers qui proviennent tous de la même société, de la fréquence à laquelle la société est présentée ou citée, de l'affichage des coordonnées des agents et de l'absence totale de regard critique de la part de l'éditeur, il apparaît que les services de We Invest ont été mis en avant de manière injustifiée dans les différents programmes", constate encore le Conseil.

"Si le parrainage et le placement de produit sont autorisés, ils ne peuvent se faire que moyennant le respect de certaines conditions prévues dans la législation, qui ont notamment pour objectif de protéger l'indépendance éditoriale de l'éditeur et de permettre au public de faire la distinction entre ce qui relève du programme et ce qui relève de la communication commerciale."

"Le CAC a décidé d'infliger à l'éditeur une amende plus lourde que les précédentes déjà prononcées à son égard, car il a déjà été condamné à plusieurs reprises en matière de communication commerciale, et notamment très récemment pour ne pas avoir correctement identifié du placement de produit."