Expédition Pairi Daiza Dimanche 18.25

Cap sur la Terre du Froid dans Expédition Pairi Daiza. Alors que certaines espèces ont fait leur entrée dans le parc animalier il y a peu et découvrent encore leur enclos extérieur, d’autres, comme les ratons laveurs, y ont posé leurs valises depuis longtemps et profitent des divers enrichissements que leur apportent leurs soigneurs. "Je les nourris principalement de légumes. Un jour sur deux, on leur donne des croquettes. Aujourd’hui, j’ai mis des poires en extra", explique Philippine, soigneuse des petits mammifères. Très réceptifs et habiles de leurs pattes à cinq doigts, ses petits protégés cherchent la nourriture et se font plaisir.

"Une espèce invasive"

Originaire d’Amérique du Nord, le raton laveur est arrivé en Europe dans les années 30. L’animal a vite pris ses marques au grand désespoir des agriculteurs puisqu’il s’attaque aux œufs et aux champs. En effet, même si le raton laveur suit un régime alimentaire assez strict à Pairi Daiza, l’animal est connu pour manger de tout. Ce côté omnivore est très redouté et fait partie des raisons pour lesquelles les humains le chassent encore aujourd’hui. Vivant plutôt la nuit, le mammifère qui est catégorisé comme étant une espèce invasive quitte souvent ses forêts et zones marécageuses pour coloniser les banlieues des villes et faire du contenu de leurs poubelles un festin.

Si son air coquin en séduit plus d’un, le raton laveur reste une espèce qu’il est interdit de transformer en animal de compagnie. "Il est interdit d’en détenir", explique Philippine. "Les ratons laveurs qui se trouvent à Pairi Daiza viennent d’un particulier résidant aux Pays-Bas qui ne pouvait pas en détenir chez lui."

"Il vaut mieux se munir d’un pince-nez"

Au parc animalier de Brugelette, le raton laveur cohabite dans son enclos avec la mouffette. Ils partagent leur nourriture, jouent et dorment ensemble. Attention toutefois de ne pas trop énerver la colocataire. Lorsque la mouffette n’est pas contente, elle sort son arme redoutable, un jet d’une puanteur extrême car composé de thiol, une substance organique utilisée dans… les boules puantes ! "Les glandes situées à l’arrière de la mouffette sont un moyen de défense. Donc, quand elle se sent attaquée, elle va se retourner et lancer un jet", explique Philippine. "Ça ne sent pas les excréments mais c’est une odeur puissante, particulière. Un mélange de poivre, d’ail et de plein d’autres trucs qui ne sentent pas bon…" Avec le temps, le raton laveur semble, de son côté, s’être familiarisé à l’odeur de sa camarade…