Ce mercredi soir, Alain Finkielkraut était invité sur le plateau de LCI dans l'émission de débat La Grande Confrontation.

David Pujadas animait le débat centré sur la question "Toutes les opinions sont-elles bonnes à dire?". Sur le plateau, on retrouvait notamment le philosophe et écrivain Alain Finkielkraut, la militante féministe Caroline de Haas, les avocats Georges Kiejman et Francis Szpiner, l’animateur de Russia Today France Frédéric Taddeï, l’universitaire Maboula Soumahoro ainsi que la députée LFI (La France Insoumise) Mathilde Panot.

Le moins que l'on puisse écrire, c'est que l'échange entre Caroline de Haas et l'écrivain et philosophe a dérapé alors que les invités étaient questionnés sur le fait de pouvoir rire de tout.

La tension montait d'un cran quand tout le plateau évoquait des propos polémiques tenus par Eric Zemmour ou encore une blague de Jean-Marie Bigard dans Touche pas à mon poste. Caroline de Haas qui a dénoncé ces propos, est aussi revenue sur la polémique autour du réalisateur Roman Polanski, évoquée un peu plus tôt par Finkielkraut. "On ne peut ignorer que lorsqu’ils tiennent ce genre de propos, ils banalisent les violences. Quand on dit qu’une fille de 13 ans, violée par un réalisateur, en l’occurrence Roman Polanski, 'c’était pas vraiment un viol', quand vous dites ça, vous envoyez le message à toutes les petites filles que ce n’était pas grave."

Alain Finkielkraut a alors coupé la militante féministe. "Violez, violez, violez ! Je dis aux hommes : violez les femmes. D’ailleurs, je viole la mienne tous les soirs !", s'exclame-t-il, en guise de provocation, suscitant la consternation sur le plateau. Aussitôt, David Pujadas a précisé qu'il s'agissait de second degré.

Alors que Caroline de Haas disait que le philosophe n'avait pas le droit de dire ça, ce dernier a carrément pris la défense de Roman Polanski. "Cette jeune fille qui avait 13 ans et 9 mois, elle n’était pas impubère. Elle avait un petit ami ; elle a eu cette relation avec Polanski. Il a été accusé de viol. Aujourd’hui, elle s’est réconciliée avec lui. Elle supplie Caroline de Haas d’arrêter de le harceler ", affirme-t-il.

Caroline de Haas veut des excuses

Contactée par Konbini News, Caroline de Haas estime qu'il n'y a pas de second degré qui peut valoir pour ce genre de propos: "J’aimerais qu’on m’explique dans quel foutu contexte dire 'je viole ma femme tous les soirs' est acceptable.", confie-t-elle. Avant d'ajouter: "Il devrait s’excuser."

Sur les réseaux sociaux, cette séquence a suscité de vives réactions. Nombreux sont les internautes qui ont tagué le CSA sur Twitter afin que des mesures soient prises.