Alexandra Lamy, toujours souriante et pétillante, déborde d’énergie.

Aux yeux de tous, elle restera éternellement Chouchou face à Jean Dujardin dans la série Un gars, une fille. Pourtant, depuis, elle en a fait du chemin. Au point de s’imposer comme une des comédiennes les plus pétillantes du cinéma français grâce à des films comme Ricky, Bis, Retour chez ma mère, L’embarras du choix et, surtout, Tout le monde debout.

Un film de Franck Dubosc dans lequel le plus grand défi ne fut pas de jouer en chaise roulante. "Franck est très pudique", nous expliquait-elle lors de la sortie du film, en mars 2018 . "Il est capable de se mettre en maillot de bain moulant, de faire des trucs dingues mais embrasser sa partenaire dans une histoire d’amour, cela le met mal à l’aise. C’est drôle parce que sur le plateau, sa femme me disait : Il faut absolument qu’il t’embrasse ! C’est une histoire d’amour mais tu verras qu’il ne t’embrassera pas ! Elle avait raison : il n’y avait pas de baiser prévu dans le scénario. Mais quand on fait le marathon et que je le prends en chaise roulante, je lui ai dit que là, il fallait absolument qu’on s’embrasse. Ce ne fut pas facile mais j’ai fini par le convaincre (rire)."

Vous êtes aussi dynamique que vous en avez l’air ?

"Oh oui ! J’ai pas mal d’énergie à revendre. C’est un gros travail pour moi de me poser. Je me sens proche de mon personnage, qui, pour une fois, doit choisir au lieu d’être choisie. C’était important. Dans la vraie vie, ce sont souvent les femmes qui décident."

Vous avez toujours le projet de réaliser Le Camisard ?

"En série, oui. Cela fait dix ans que j’y pense. Au début, j’étais attirée par un film historique, mais ça coûte cher et ça ne fait pas de grosses entrées. C’est plus digeste de développer ce genre d’histoire en série. Là, je suis en cours d’écriture, avec Christophe Duthuron. Pour me venger, je crois que je vais donner un rôle de méchant à Franck, ça lui ira bien (rire ). Par contre, je ne sais pas si je réaliserai Le Camisard . Une direction artistique me tente plus. Ou une coréalisation. Dans une série, il faut aller très vite, tout tourner en trois semaines à peine, avec pas mal d’action. Il faut donc être costaude au niveau de la réalisation et je pense que j’en suis incapable. En tout cas pour le moment."