Télévision Rencontre avec Amandine, la soigneuse des orangs-outans du parc animalier qui a perdu le petit Sungai en juillet dernier. A découvrir dans " Expédition Pairi Daiza", ce d imanche à 18h20 sur RTL-TVI.

"Notre petit bout, celui qui nous faisait fondre le cœur par tous ses gestes d’amour échangés avec sa maman Sinta, celui qui nous faisait tant sourire avec ses mimiques uniques et ses poils sens dessus dessous, a rejoint, sans prévenir, le paradis des animaux partis trop vite", avait ainsi écrit le parc Pairi Daiza sur sa page Facebook le 19 juillet dernier.

Sungai, bébé orang-outan né en octobre dernier, souffrait d’une malformation de la mâchoire qui l’empêchait de se nourrir correctement. Quand cette anomalie a été découverte, il était déjà malheureusement trop tard pour le sauver. "Nous savons que la petite enfance des animaux est une période de tous les dangers", rappelle Amandine, la soigneuse (depuis 13 ans !) des orangs-outans de Pairi Daiza, encore toute chamboulée par cette disparition. "On n’avait vu aucun signe avant-coureur… car sa mâchoire s’est bloquée du jour au lendemain. C’est comme si j’avais perdu un gamin… Ce fut une épreuve autant pour nous au parc que pour les visiteurs." Avant de rappeler qu’ils restent "des animaux fort proches de nous de manière constitutive, il faut donc bien se protéger pour ne pas leur transmettre tout ce que nous pourrions chopper comme les rhumes, etc. Donc si nécessaire, on met des gants et des masques. Idem pour la température extérieure, s’il fait trop froid, on ne les met pas dehors mais ce sont quand même des animaux fortement résistants si on respecte bien ces règles."

Une espèce végétarienne

La soigneuse nous explique alors à quoi ressemble une journée type pour elle. "Il faut déjà se lever le matin, sourit-elle. Préparer la nourriture pour tout le monde, aller voir si tout le monde va bien dans tous les secteurs (les macaques japonais et à crêtes, les gibbons, les orangs-outans et… les loutres qui vivent avec les orangs-outans, NdlR) ; après, c’est le nettoyage et le nourrissage. Enfin, créer des enrichissements aux animaux pour qu’ils passent leur temps et s’occupent un maximum sur leur journée sans s’ennuyer. On veille au grain !" En parlant de grain, Amandine précise que cette espèce de singe est principalement végétarienne. "Ils vont manger beaucoup de légumes, une certaine quantité de fruits, des croquettes spéciales primates et une fois par semaine, on leur donne des petits extras comme du riz, des œufs ou des cacahuètes."

Leur particularité ? Comme tout singe qui se rapproche de l’Homme, il le reconnaît aussi. "Même si je suis très loin, à cent mètres, mais qu’ils me voient dans leurs champs de vision, ils savent que la nourriture va arriver mais aussi parce qu’ils nous aiment bien (sourire). Ils reconnaissent la voix, le physique et l’odeur. Ils ont une cartographie de dingue pour reconnaître tous leurs soigneurs. Même des visiteurs qui viennent régulièrement, ils les reconnaissent ! Si vous venez trois fois par semaine, à un moment ils vont venir vers vous naturellement car ils vont se dire : ah, je te connais toi ! Sauf si votre tête ne leur revient pas. Ça peut aussi arriver (sourire) !" Avant de conclure en plaisantant à demi-mot : "Comme je ne serais pas étonné qu’ils m’appellent Amandine un jour. (rire)"