En France, l’année 2021 restera celle de deux accidents industriels XXL en matière de télévision. Sur France 2, The Artist n’a pas fait le poids, ni face à la concurrence de The Voice sur TF1, ni face à tout le reste. Le télécrochet imaginé par Nagui a été très vite déprogrammé. Et sur la première chaîne française, c’est District Z qui a sombré corps et âme. L’an dernier, la première saison avait déjà eu beaucoup de mal à convaincre. On était loin d’un spectacle et d’action digne d’un film ou d’un jeu vidéo comme c’était annoncé. Mais le programme produit par Arthur a eu droit à une seconde chance, toujours en prime time, sur TF1.

Hélas, pour l’animateur de Vendredi tout est permis (qui fête ses 10 ans le 29 janvier avec une émission spéciale), cette seconde session a été celle de trop. Après deux numéros, c’en était terminé des Zombies, des vies à préserver et du coffre de Z à dévaliser.

Dans Le Parisien, Arthur revient sur cet échec. "Ça n’a pas marché du tout", reconnaît-il. Un aveu difficile pour quelqu’un qui affirme détester l’échec. Mais "le public a tranché, c’est la loi de la télévision", admet-il. Cependant, il ne s’explique toujours pas ce qui s’est passé. "Ça reste une anomalie pour la chaîne comme pour moi. Nous sommes passés de 47 % à 17 % de parts de marché auprès des ménagères. Nous avons perdu 4 millions de téléspectateurs. On a essayé de comprendre. […] Je n’ai pas la réponse."

Trois numéros de District Z enregistrés et montés doivent encore être diffusés. Ils le seront sur le câble. "Peut-être qu’ils trouveront leur public." En revanche, Arthur ne tournera pas de saison 3 en juin. Mais il ne désespère pas d’avoir un jour son jeu d’aventures.