Les allergiques au sport auront beau faire le dos rond cet été, on ne voit pas comment, en allumant leur télévision ou en se rendant sur la Toile, ils vont pouvoir échapper à leur cauchemar. Le programme sportif des semaines à venir est tout simplement dantesque. Avec, en guise de plats de résistances - oui, le pluriel s’impose - l’Euro de football en cours, le Tour de France dont la caravane s’est élancée en Bretagne samedi dernier, et les Jeux olympiques à venir juste après la Grande Boucle.

Quant aux adeptes de l’effort par écran interposé, ils ne savent plus où donner de la tête tant il y a à voir à presque chaque heure du jour et de la nuit. Littéralement de quoi faire une overdose. D’où cette interrogation : la diffusion d’une épreuve ne phagocyte-t-elle pas les téléspectateurs au détriment des autres ?

Actuellement, l’Euro, le Tour et Wimbledon se disputent la place au soleil. L’avantage est clairement du côté du ballon rond. Les matchs des Diables rouges font le plein question audiences avec des chiffres stratosphériques sur la RTBF. Leur qualification dans la douleur pour les quarts de finale face au Portugal a rassemblé plus de 1,5 million de passionnés - ou pas ! - devant la petite lucarne. Et les autres rencontres ne sont pas en reste, flirtant avec le demi-million de téléspectateurs. Ils étaient 655 583 à suivre le duel entre l’Italie et l’Autriche. Et celui entre la France et la Suisse l’a été par 848 897 personnes.

Face à ces succès, la Grande Boucle n’a pas à rougir. Certes, les audiences de chaque étape sont plus modestes, de l’ordre de 180 000 à 200 000 adeptes par jour, mais elles n’ont rien à envier à celles enregistrées en septembre dernier pour l’édition décalée du Tour 2020. Et si l’on se projette sur une année pré-Covid, soit 2019, les audiences sont également stables sur la RTBF, excepté pour les deux premiers jours avec le départ donné à Bruxelles. Cette année-là, ils étaient respectivement 326 452 et 277 462 à avoir regardé les exploits du peloton.

Dans ce match entre le ballon rond, la petite reine et le tennis, c’est ce dernier qui ferme la marche. Et de loin. Il n’apparaît dans aucun des tops 20 depuis le début de Wimbledon samedi dernier…