L’émission de RTL-TVi boucle bientôt ses premiers castings

BRUXELLES En dépit de nombreux pronostics, cette émission de divertissement multi-talents s’est révélée être l’un des plus gros succès d’audience de l’année 2012. RTL-TVi n’a donc pas attendu pour lancer, au terme de la première saison de Belgium’s Got Talent, un appel à candidatures. Fin 2012, tous les talents belges tapis dans l’ombre étaient amenés à se faire connaître dans l’optique, un an plus tard, de peut-être dévoiler leur numéro face aux caméras de RTL et ses 600.000 téléspectateurs de moyenne.

Mais avant d’accéder à ces fameuses quinze minutes de gloire, il y a un parcours (pas vraiment du combattant) à suivre. Dont le point de départ se trouve au siège de Fremantle Belgium, la société de production à qui l’on doit le concept international de Belgium’s Got Talent .

Françoise et Jean-Stéphane y sont chargés du précasting des candidats. Pour l’instant, ils sont entrés en contact avec une centaine d’apprentis talents. “On aimerait arriver à 500-600 pour un peu plus de 1.200 personnes inscrites.” L’heure n’est pas à l’hésitation ni à la contemplation des talents : pour le mois de juin, tous les précastés doivent avoir été sélectionnés par Françoise et Jean-Stéphane. Afin que, le 29 juin prochain, puissent commencer les auditions filmées, face au vrai jury cette fois (le même que l’année dernière : Maureen Dor, Paul Ambach et Carlos Vaquera).

D’ici là, les casteurs doivent repérer les “15 % de farfelus, les mythomanes ou les doublons. Certaines personnes s’inscrivent plusieurs fois, pensant que les candidats sont choisis par tirage au sort.” Or, Françoise et Jean-Stéphane ont une réelle mission: dénicher les perles rares. Et donc ne laisser de côté aucun profil. “On sélectionne une palette de gens chez qui on peut découvrir une surprise originale.” À l’instar, la saison précédente, d’Adrien, le pétomane des mains et de Rachel, la trieuse de lettres. Mais faire le buzz, ce n’est pas à la portée de tous. “Oui, parfois, ça fait patatra et ça ne donne rien du tout. D’autres jouent le jeu aussi quand on leur dit qu’ils nous font rire et qu’on les prend pour ça.” Ces talents-là n’échappent pas aux commentaires acerbes voire méchants de certains. On nous l’assure du côté de Fremantle : on n’est pas là pour provoquer les moqueries. “Nous entourons beaucoup les candidats depuis le jour où ils passent leur premier casting devant nous. Peu ont du chagrin s’ils ne sont pas pris. C’est parfois plus de la frustration. On conseille aussi aux candidats de ne pas trop faire attention aux commentaires qu’ils pourraient entendre par la suite.”

Françoise et Jean-Stéphane jouent donc un peu aux psys en même temps qu’aux découvreurs de talents. Pour l’heure, ils sont toujours à la recherche de numéros insolites. “C’est difficile à trouver. On utilise aussi le casting actif pour ça, on contacte des compagnies, des groupes… Par exemple, quelqu’un qui pourrait raconter toutes sortes d’histoires en construisant des Playmobil. Ou quelqu’un qui compterait très vite,… Ce sont les plus rares, ces candidats qui n’osent pas venir parce qu’ils ont un petit talent caché.”

La saison 2 de BGT semble cependant bien engagée. Parmi les précandidats, âgés de 5 à 87 ans (!), un groupe de comédie musicale, des champions de karaté et un éleveur d’alpagas… Et les casteurs l’assurent : “Si quelqu’un veut réaliser un record du monde sur le plateau de BGT, on est preneurs !”



© La Dernière Heure 2013