C’est par téléphone, et à Dunkerque, que nous avons joint Bernard Lecocq, profitant d’une matinée libre sur le tournage de Chœur de rockers, qu’il tourne actuellement sous la direction d’Ida Techer et Luc Bricault. La voix – reconnaissable entre mille – enjouée, le rire au bord des lèvres, l’acteur semble avoir gardé intact son plaisir de jouer. “Comme un enfant”, dit-il. “On vous dit Un Indien, vous vous mettez des plumes sur la tête. On vous dit Cow-boy, vous cherchez un chapeau…” Là, pour le coup, il a intégré une chorale “de gens qui sont tous dans le deuxième âge… et demi. On chante du rock’n roll et ça va être tout à fait charmant. Tout le monde est assez optimiste mais on fait très attention.

Dunkerque, c’est quand même une ville où c’était vraiment "chaud" il y a quelques semaines…

“C’est toujours très chaud. Ils reconfinent les week-ends, encore pendant trois semaines, mais on ne sort pas, tout est fermé. On reste attachés au radiateur !”

Dans "Gloria" (sur TF1, ce soir, NdlR), vous incarnez le beau-père de l’héroïne. La série est adaptée de "Keeping Faith". Vous l’aviez vu ?

“Non, pas du tout. Pour tout dire, j’ai une participation assez modeste, quelques scènes par épisode. Avec deux ou trois scènes dans le sixième épisode qui sont assez jolies, assez denses. Mais c’est un film centré sur le personnage de Gloria, joué par Cécile Bois et sur ceux de Barbara Schulz et Joey Starr. Mais c’était très agréable parce que j’adore Cécile, qui est une fille délicieuse. J’aime beaucoup Nicole Calfan (qui joue son épouse, NdlR) et je connais la môme Barbara depuis Les grandes marées, en 1992 ! Tout ça était très agréable.”

Finalement, vous avez beaucoup travaillé pendant cette année ?

“Ben quand même beaucoup moins qu’avant ! On avait commencé le tournage de Gloria et puis Cécile a chopé la Covid. On a tout interrompu pendant quelques mois et ça s’est étalé sur six ou sept mois au lieu de trois. Après, j’ai tourné avec Edouard Baer dans Adieu Paris, avec Pierre Arditi, Daniel Prévost, Jacky Berroyer et vos deux formidables compatriotes, deux génies, Benoît Poelvoorde et François Damiens. C’est une sacrée distribution et on s’est bien amusés… Enfin, j’ai bricolé un peu dans Les aventures du jeune Voltaire, mais j’ai joué Voltaire mort ! Donc pour les expressions et le texte, ce n’était pas trop compliqué (rires). Si c’est pour jouer des choses que j’ai déjà jouées, ça ne m’intéresse pas beaucoup. Mais si on me propose des rôles qui peuvent encore me surprendre, j’y vais avec plaisir. Et puis, on a de la chance, quand on fait du cinéma ou de la télé, de pouvoir encore travailler. Alors qu’au théâtre, ils morflent vraiment.”

Vous avez dû apprendre à chanter, pour "Chœur de rockers" ?

“C’est très amusant. C’est encore pour ça que j’ai envie de faire ce métier. J’ai des scènes avec plein de copines, Brigitte Rouant, Myriam Boyer, Andréa Ferréol, Mathilde Seignier qui joue la cheffe de la chorale. Et puis, il y a des gens de la chorale existante qui, eux, chantent très bien. On s’y est tous mis, on a bossé et on va chanter du rock. J’ai à peu près l’oreille musicale et je chante à peu près juste et à peu près en rythme.”