Invité d'une édition spéciale du JT de TF1 ce lundi soir, Bernard Tapie a d'emblée été interrogé par Gilles Bouleau sur le violent cambriolage perpétré à son domicile la nuit du 3 au 4 avril dernier. Des photos des visages tuméfiés de Bernard Tapie et son épouse avaient fait le tour des médias quelques jours après les faits. Agressés par quatre hommes qui souhaitaient leur dérober de l'argent, Bernard et Dominique Tapie avaient été ligotés et frappés pendant près de 45 minutes. "Je n'avais rien fait pour mériter ça", a déclaré, toujours marqué par cette violente agression, l'ancien homme politique, dont la femme suit un traitement depuis les faits. Cette dernière n'est d'ailleurs pas encore capable de retourner sur les lieux du cambriolage.

Selon Bernard Tapie, les coupables de ce cambriolage, qui courent toujours, leur vouaient une véritable haine: "On sentait qu'on était des gens à abattre", déclare l'ancien président de l'Olympique de Marseille. "La seule façon d'arriver à passer au-dessus de cet événement, c'est surtout de ne pas en faire un souvenir", a-t-il ajouté. Il a ensuite signifié à Gilles Bouleau que le sujet était clos.


Si l'homme d'affaires de 78 ans essaie de tourner au plus vite la page de ce cambriolage, c'est surtout qu'il a d'autres combats plus importants à mener. Bernard Tapie se bat en effet contre un cancer depuis maintenant plusieurs années. Il étonne d'ailleurs jusqu'à ses détracteurs par sa force dans ce combat contre la maladie. Devant Gilles Bouleau, il a affirmé que son courage venait surtout de sa volonté de ne pas faire souffrir ses proches: "Il faut que chacun trouve le mobile de son combat. Et celui qui est universel, c'est d'arrêter de faire souffrir ceux qui sont autour de nous". 

"On n'a pas à se vanter de trouver le courage, on a à avoir honte de ne pas l'avoir. Il faut l'avoir, il est à la portée de tout le monde", a-t-il poursuivi, ajoutant que la science avançait à une vitesse impressionnante, ce qui devait rendre les personnes atteintes d'un cancer plus optimistes. "On a créé un vaccin contre le coronavirus en un an, avant il fallait bien plus que ça. Alors celui à qui on dit qu'il est atteint d'un cancer dit 'mortel' à court terme, et bien ce n'est pas sûr".


Personne considérée comme fragile à cause de ce cancer, Bernard Tapie s'est montré intransigeant sur le sujet de la vaccination contre le Covid-19. "Si tu ne veux pas être vacciné, et que tu crèves du coronavirus, tu l'as choisi. Mais là, le problème, c'est que tu fais crever les autres", a-t-il martelé, "Tant qu'on n'aura pas un nombre de vaccinés qui permettra d'enrayer la pandémie, on fera mourir les autres. Ce n'est pas seulement un combat pour soi, merde! C'est un combat d'équipe. il faut absolument se faire vacciner".