Des centaines de reporters et de photographes ont rejoint l'Ukraine depuis le début de la guerre lancée par les Russes. Certains étaient même déjà présents dans le pays avant le lancement de l'offensive russe, comme c'est le cas de Maryse Burgot, journaliste de terrain pour France Télévisions. Partie en Ukraine pour un reportage sur la région du Donbass, elle s'est déplacée avec son équipe vers Kharkiv lorsque les troupes russes sont entrées en Ukraine.

Après trois semaine sur le terrain, elle a fini par quitter le pays. Sur le chemin du retour, elle a témoigné auprès de Télé-Loisirs de ce qu'elle a vécu. "Tout le pays fuit, c'est un truc de fou", a raconté Maryse Burgot, qui a côtoyé des milliers de femmes et d'enfants se sauvant pour échapper aux bombardements russes. Elle a aussi passé de nombreuses heures dans des abris, au milieu des civils. "À Kharkiv, les bombardements étaient très denses et longs…", s'est-elle souvenue.

La journaliste a risqué sa vie sur le terrain, notamment quand un tir de mortier a atterri à 50 mètres d'elle. "Il visait le ministre de l’intérieur ukrainien que nous suivions. C’était très violent", a témoigné Maryse Burgot, dont les équipes ont également vécu un gros moment de tension avec des Ukrainiens. "Nous avons aussi vécu quelques épisodes très tendus sur les routes. Des Ukrainiens armés nous ont mis en joue. Ils font la chasse aux saboteurs et espions russes". Dans ces cas-là, "ça peut basculer en quelques secondes, il faut rester très calme", a-t-elle poursuivi. La journaliste, son preneur de son et son cameraman s'en sont finalement sortis, après avoir fait comprendre qu'ils étaient journalistes français et qu'ils ne portaient pas d'armes.