Camille remporte la finale du Meilleur Pâtissier grâce à l’originalité et la finesse de ses réalisations.

Comme dirait Cyril Lignac, cette année, Le Meilleur Pâtissier avait "trois drôles de dames" en finale, Camille, Stéphanie et Sophie. Chacune d’entre elles avait les atouts pour remporter la victoire et voir son propre livre de pâtisserie publié en librairie. Au terme de la finale 100 % féminine de ce lundi sur RTL-TVI, c’est la jeune Camille qui a su se démarquer. "Je savais que c’était ma dernière expérience sous la tente donc il fallait que je profite à fond. Par rapport à la demi-finale où je me suis vraiment mis la pression. Là, je voulais vraiment m’amuser et sortir des sentiers battus", nous explique Camille qui a, lors de cette ultime étape, charmé le jury avec un gâteau au maïs sur le thème du carnaval et des entremets au citron.

Lors de cette finale, Stéphanie, autre finaliste, a clairement fait savoir qu’elle voulait vous écraser pour remporter la victoire. Comment réagissez-vous à ses paroles ? Étiez-vous, vous aussi, à ce point compétitrice ?

"J’avoue que j’ai été un peu surprise quand j’ai vu les images de la finale. Elle a eu des mots que je ne pensais pas qu’elle aurait. Il y avait peut-être un peu de jalousie. C’est dommage. On peut être compétitrice et vouloir gagner en étant bienveillant, sans pour autant vouloir écraser les autres. Je pense qu’elle l’a compris et qu’elle le regrette avec le recul."

Au terme de cette aventure, de quelle création êtes-vous la plus fière et laquelle vous a-t-elle déçue ?

"Le gâteau en forme de rose m’a rendue fière parce que cela m’a demandé beaucoup de boulot. J’en avais loupé plusieurs avant ça. Je pensais ne rien sortir. Au contraire, pour la réalisation du Don Juan, fameuse épreuve de Mercotte, j’ai vraiment été déçue de moi. Au lieu d’un gâteau de 10 centimètres de hauteur, j’ai sorti un gâteau de 2 centimètres de haut. Et, en plus de ça, je me suis coupé les doigts ! Bref, c’était la catastrophe…"

Appréhendiez-vous de passer devant la caméra ?

"Oui, c’était ce qui me faisait peur dans cette aventure. J’étais sur la réserve, j’avais peur de montrer mes émotions. Je me disais que si un jour je craquais, je ne devais surtout pas pleurer. Puis, je me suis dit que si je cherchais à retenir mes émotions, ça allait se voir à l’image. Dans un but de sincérité, j’ai donc voulu rester entière et pleurer si j’avais besoin de pleurer."

Depuis quand entretenez-vous une passion pour la pâtisserie ?

"Depuis toute petite, je mets la main à la pâte. Dans ma famille, on a toujours aimé la gastronomie. Mais j’ai vraiment commencé à pâtisser il y a quatre ans, quand je suis arrivée à Paris. J’ai d’abord testé pas mal de grandes pâtisseries. J’essayais de reproduire ce que je voyais à la maison. Puis, j’ai commencé à faire mes propres créations avec lesquelles je gave mes collègues ! (rires)"

Avez-vous envie d’en faire votre métier ou voulez-vous continuer à passer en tant qu’amateur ?

"Quand on fait le Meilleur Pâtissier , on incarne forcément le pâtissier amateur qui fait des bons gâteaux. Moi, je suis toujours consultante en finance. Je vais d’ailleurs passer mon CAP l’année prochaine. Je vais donc continuer de pâtisser en tant qu’amateur et puis je verrai ce qui s’ouvre à moi."