Depuis sa mort tragique, en 1987, il en est devenu le gardien de la mémoire. À 84 ans, Bruno Gigliotti - qui deviendra Orlando -, le "petit frère", veille toujours sur Dalida, qu’il a aimée par-dessus tout. À l’occasion de la sortie du film de Lisa Azuelos, en 2017, il nous avait parlé d’elle, avec une émotion intacte dans la voix. "À côté de la femme publique, il y avait aussi la femme privée, bien sûr. Même si sa vie a été riche, qu’elle a aimé, qu’elle a été aimée, qu’elle a été heureuse et qu’elle a croqué la vie à pleines dents, sa vie privée a été parsemée de drames, de désillusions. Trois des hommes qu’elle a aimés se sont suicidés…", se souvenait-il. "Il y avait du métissage dans sa musique et c’était le cas aussi dans ses amours : aucun de ceux qu’elle a aimés ne ressemblait à un autre. Et physiquement et intellectuellement. Comme elle le disait souvent, de chaque homme, même quand ça ne se terminait pas bien, elle a gardé quelque chose de positif. Dalida avait ce côté-là : vouloir toujours sauver l’autre, souvent sans y arriver. Dalida était une éternelle amoureuse, elle ne pouvait pas vivre sans amour."

Mais avant de dire oui à Lisa Azuelos, Orlando avait dit non à bien d’autres qui prétendaient porter la vie de sa sœur au cinéma. "Sa vision m’a plu. Elle voulait survoler toute la vie de Dalida, du début à la fin, sans le faire dans un ordre chronologique. Ce n’est pas un documentaire, c’est un film, et je tenais beaucoup à cet aspect cinématographique", précisait-il encore. "C’est un film moderne et Dalida était une femme moderne. Ce qui m’a également plu, c’est qu’elle voulait rendre justice aux deux femmes. Elle avait compris la dualité qu’il y avait entre la femme publique - Dalida - et la femme privée - Yolanda.

Film de femme, par une femme et pour les femmes ? Orlando confirme. "Les hommes iront le voir aussi, je l’espère. Mais les femmes, si elles ne se retrouveront pas dans la totalité de la vie de Dalida, vont chacune se retrouver dans une partie du film."

Véritablement enthousiasmé par le film, qu’il a soutenu dès les balbutiements du scénario, Orlando est aussi tombé sous le charme de son interprète principale, Sveva Alviti. "C’est la belle découverte de ce film, la révélation", dit-il. "Elle est une Dalida magnifique parce qu’elle ne la caricature pas, elle ne cherche pas à l’imiter. Elle lui a apporté sa grâce, sa fraîcheur. Elle est entrée dans la peau de Dalida."

Et de son personnage, il en pensait quoi, Orlando ? "Je ne pouvais pas rêver mieux que Riccardo Scamarcio. C’est une énorme vedette et… qu’est-ce qu’il est beau"

Dalidan, à 21.05 sur TF1