“Les Princes et les Princesses de l’Amour”, “Les Marseillais VS le Reste du Monde” et on en passe, on ne compte plus les téléréalités auxquelles Dylan Thiry a participé depuis sa sortie de Koh-Lanta en 2017. Sa notoriété l'a d'ailleurs propulsé influenceur sur les réseaux sociaux avec plus 850.000 abonnés aujourd'hui qui suivent ses journées faites de placements de produits et autres choses mettant en avant sa vie de luxe mais aussi humanitaire -au Sénégal- dernièrement.

"J'avais besoin de discipline"

L'ex-aventurier n’est en effet pas un “simple influenceur” comme les autres. Il se définit comme un “influenceur musulman”, comme il l'explique dans les colonnes du Parisien. Dylan Thiry n’hésitant pas à parler de sa religion -avec même parfois des conversions à l'islam en direct- sur son compte Instagram. Marqué dès l'enfance par l'islam, il détaille son cheminement dans le quotidien français. Son déclic? Le deuxième mariage et la conversion de sa mère qui portera le voile avant d'arrêter "pour me protéger", raconte-t-il. Il passera lui-même le cap à 16 ans. "J'avais besoin de discipline. Avec l'islam, l'alcool est interdit, la drogue aussi", explique le candidat à la saison 2017 de Koh-Lanta. Ce n'est que 2 ans plus tard après le jeu de TF1, en 2019, que Dylan Thiry va commencer à parler ouvertement de sa religion sur les réseaux sociaux.


Islam, sujet tabou: "J'ai eu peur d'être banni de la télé"

La pandémie et son premier confinement à Dubaï (où il vit désormais) ont accéléré les choses. "Un frère musulman est venu me proposer de faire des lives avec un imam", confie-t-il au Parisien, au sujet d'Abed Al Abidi, diplômé en "droit, laïcité, religions et société" et ancien imam. "L'islam, c'est un sujet très tabou. Je sais que je prends des risques de parler de ma religion, j'ai eu peur d'être banni de la télé".

Pendant ces fameux directs, certains abonnés -surtout de jeunes filles- vont aller jusqu’à demander aux deux hommes de les convertir en live. “Ce n’était pas notre intention au début. Le confinement a suscité une demande, précise l’influenceur qui discute de sa religion devant parfois plus de 10.000 personnes. Des gens voulaient se convertir, mais les mosquées étaient fermées”. Une trentaine ont ainsi récité la shahada (la profession de foi qui permet de se convertir) en leur compagnie.


Un salaire de 600.000 euros par an

La démarche peut paraître très particulière, mais Abed Al Abidi se veut rassurant au Parisien en déclarant garder le contact avec les fidèles, notamment via WhatsApp, et défendre un islam modéré. "Ma crainte, c'est qu'ils aillent se renseigner auprès de personnes avec une vision assez radicale ou extrême de l'islam. S'ils partagent un livre d'obédience wahhabite, je peux leur dire : 'Cet auteur, je ne le recommande pas.'" Ce dernier défend un islam "du juste milieu" et "qui s'adapte à son contexte et respecte les lois de la République". Avant que celui qui est suivi par 60.000 abonnés ne renvoie les gens vers la Grande Mosquée de Paris ou d'autres mosquées.

Dans une récente interview pour le magazine GO, Dylan Thiry révélait aussi très bien gagner grâce sa vie grâce à l'influence. “Il y a des mois où je fais un placement de produit à 18.000 euros. Parfois, ça monte à 40.000 euros... Ça varie tout le temps." Soit un montant total moyen de 600.000 euros par an, déclarait-il.