L’ancien ministre de l’Économie français a organisé une levée de fonds la semaine dernière à Bruxelles. À laquelle étaient conviées des personnalités des médias.

Le rendez-vous, fixé dans une belle villa uccloise, était très privé. Mercredi soir, 43 personnes triées sur le volet ont été conviées à un dîner en l’honneur d’Emmanuel Macron, l’ancien ministre de l’Économie français, qui tarde justement à se lancer officiellement dans la course à l’Elysée.

Pour cette raison et pour d’autres que nous allons vous détailler, cette rencontre gustative et financière devait se dérouler dans la plus grande discrétion. Et la liste des invités à cette levée de fonds du politicien en marche ! aurait dû être tue. C’était sans compter sur la présence de personnalités publiques belges, un peu noyées dans ce décor de chefs d’entreprise français.

Car parmi les possibles soutiens de l’ancien ministre PS, réunis dans la demeure de Marc Grosman, le fondateur français de la marque Celio, on a reconnu des hommes d’affaires (comme l’un des héritiers Taittinger) mais aussi des patrons des médias. Si l’intérêt du Français Claude Berda - historiquement le B de AB Productions -, ayant élu domicile dans les beaux quartiers de notre capitale, pour la politique de son pays est compréhensible, on s’étonne davantage d’apprendre la présence à ce dîner de lever de fonds d’un certain… Jean-Paul Philippot. Le patron de la RTBF aurait bel et bien été reconnu à la soirée par quelques convives. Son nom et son titre figuraient bien sur la liste d’invités.

Nous avons tenté, en vain, de connaître les raisons qui avaient poussé le patron de la télévision belge à se rendre à l’événement - où, de coutume, chacun sort son chéquier (ou pas, mais c’est plus rare) en fin de soirée. Il nous a été répondu, par voie d’attaché de presse, que Jean-Paul Philippot "n’était pas présent à cet événement. Il était en déplacement jeudi à TV5 Monde et la veille, mercredi, à l’inauguration de Docks Bruxsel". S’il ne nous appartient pas de contredire l’agenda officiel de l’administrateur général de la RTBF, plusieurs sources l’ayant croisé dans cette villa d’Uccle mercredi dernier contredisent sa déclaration. Le quotidien L’écho faisait d’ailleurs allusion à ce fameux dîner privé dans ses colonnes vendredi. On s’interroge dès lors sur la motivation d’un patron du service public à se rendre à une réunion de levée de fonds en soutien à un mouvement politique français…