Les résultats dépassent toutes les prévisions, avec déjà 24 millions de souscripteurs.

La guerre des plateformes de streaming n’en est qu’à ses débuts et son impact rend déjà chèvres tous les analystes. Car ici, comme en politique, tout le monde se déclare d’ores et déjà gagnant.

Le champion dans la catégorie poids lourds, Netflix, peut pavoiser : malgré l’arrivée de la concurrence, son succès ne se dément pas, avec désormais 158,3 millions d’abonnés. Soit une croissance de 7,6 millions. Ses 371 nouveautés exclusives (une hausse de 54,6 % en un an) ont donc porté leurs fruits.

Et pourtant, quelques points noirs viennent un peu plomber l’ambiance. La croissance provient à 90 % du marché international, et ce n’est pas nécessairement une bonne nouvelle. Un souscripteur paie en moyenne 12,36 $ aux USA, contre 10,9 $ en Europe, 9,58 $ en Asie et 9,35 $ en Amérique latine. Or, la politique de Netflix est basée sur une croissance importante des recettes.

Plus embêtant : si, aux États-Unis, le nombre global de clients a augmenté de 600 000 personnes en 2019, les désabonnements ont connu une hausse sans précédent en fin d’année. Ils correspondent à un million d’Américains, passés à la concurrence chez Disney +. Pour beaucoup d’analystes, il s’agit d’une petite catastrophe financière.

Du côté de la firme aux grandes oreilles rondes, par contre, les sourires sont de mise. L’objectif de 8 millions d’abonnés avant la fin de l’année est littéralement pulvérisé. A ce jour, la barre des 24 millions a été franchie. Avec des profils qui n’avaient pas nécessairement été anticipés.

Tout d’abord, pour plus de 80 % des abonnés, Disney + vient en complément de Netflix. Outre-Atlantique, on compte 19,4 millions de personnes abonnées aux deux plateformes.

Les classiques ont la cote

Les résultats de l’enquête menée par Morning Consult sur les programmes qui rencontrent le plus de succès auprès des souscripteurs se révèlent plus étonnants encore. Les classiques de Disney arrivent en effet en tête de ce qu’ils regardent le plus, devant les œuvres Star Wars, Marvel ou Pixar, le Disney Channel, Les Simpson, le National Geographic et les productions originales. En clair, c’est surtout le catalogue de Disney + qui attire, et assez peu les nouveautés exclusives ou les séries. Et ça, finalement, c’est peut-être une bonne nouvelle pour… Netflix.