Lors du Grand Prix de Monaco, le consultant de la RTBF, Marc Duez, a réalisé quelques interventions déplacées à l'égard de Serena Williams, qui était notamment présente pour agiter le drapeau à damier.

“Serena Williams va agiter quelque chose d’autre que ce qu’elle est habituée d’agiter d’habitude”, glisse-t-il d'abord avant de commenter une image où on apercevait Serena Williams sur l'un des balcons V.I.P. "Sa copine est moche à côté”, a alors déclaré le journaliste qui ne s'en arrêtait pas là. “On voit que ce n’est pas une majorette”, lâchait-il avant de se faire priver d'antenne par la RTBF.

Stephan Streker à propos de l'âge de Jackson Muleka

Quelques jours avant cela, toujours sur les ondes de la RTBF, c'était Stephan Streker qui faisait parler de lui.

Alors que Benjamin Nicaise, le directeur technique du Standard, était l’invité de La Tribune sur Tipik, une question venant du consultant a choqué la toile et l'entourage du joueur. Au moment d’évoquer la belle saison de Jackson Muleka, Stephan Streker a demandé si "on était sûr que Muleka n’avait que 21 ans". Ce à quoi Benjamin Nicaise répondait: "Je trouve la question un peu déplacée, pour lui, et elle n’est pas légitime sur un plateau de télévision".

Si personne ne relevait dans la foulée, les supporters se sont offusqués sur les réseaux sociaux. Et ils ne sont pas les seuls. Le joueur, qui a 21 ans, et son entourage se sont dits choqués par les propos tenus par le réalisateur et scénariste belge.

Finalement, ce dernier s'est excusé dans un long message publié sur Facebook et Instagram.

Christophe Rochus à propos de Jelena Ostapenko: "Vous pensez qu'elle a mouillé?"

En juin 2017, Christophe Rochus était consultant pour la RTBF pour commenter la finale Dames de Roland Garros.

Au moment d'évoquer la future gagnante Jelena Ostapenko, l'ancien joueur de tennis s'est fendu d'une déclaration qui a fait beaucoup parler d'elle. "Vous pensez qu'elle a mouillé sur le dernier ou pas?", lâchait-il. Immédiatement, les réactions des téléspectateurs ont fusé.

Dans la foulée, Rochus a expliqué que le mot "mouiller" était une expression utilisée en tennis, qui signifie "paniquer". Christophe Rochus a donc présenté ses excuses "auprès de ceux ou celles que cela a choqué".

Finalement, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel a été saisi à plusieurs reprises pour plaintes. Michel Lecomte, directeur des sports de la RTBF à l'époque, avait qualifié ce dérapage de "malheureux et inapproprié" ajoutant que "ce genre d'expressions ne doit jamais faire partie du vocabulaire d'un consultant qui ne peut laisser la porte ouverte à la moindre approximation propice à un dérapage".

"Les veaux", "match acheté", Belfodil: quand Marc Delire vrille en direct

A plusieurs reprises, Marc Delire a fait parler de lui pour des propos border line. Alors qu'il commentait un match du Standard, en septembre 2016, contre le Celta Vigo, il analysait Ishak Belfodil, la nouvelle recrue liégeoise de l'époque : "Pour un Franco-algérien, il reste relativement calme. Vous voyez ce que je veux dire…", balançait-il. Ce dérapage raciste, qui sous-entend que les Franco-Algérien ont un tempérament sanguin sur un terrain de foot, a été immédiatement pointé du doigt sur les réseaux sociaux.

Le commentateur n'en était pas à son coup d'essai. Sur Club RTL, lors d'un Olympiacos-Anderlecht, il s'en prenait à l'arbitre, avançant que le match était acheté. "Après autant d’erreurs, les unes après les autres, je pense qu’on peut remettre en doute l’intégrité de M. Hunter. (…) Il y a des enveloppes qui se perdent".

Quelques années avant cela, il qualifiait les supporters du Standard de "veaux" suite notamment au comportement de certains hooligans liégeois qui avaient mené à l’arrêt provisoire de la rencontre contre Gand. Un an plus tôt, il critiquait vivement Anderlecht et ses fans: "Ils ont souvent été à la ramasse cette saison mais là, ils ont touché le fond. Des supporters ‘barakis’ et un joueur hooligan (NDLR : Kara auteur d’un coup de boule sur Akpala non-sanctionné), tout cela n’est pas très reluisant pour le club le plus titré de notre foot", commentait-il.

"Tu n'es qu'un con": le clash Delire-Pauwels fait jaser

Un lundi soir de 2011, au lendemain d'un choc wallon houleux, Marc Delire et Stéphane Pauwels se sont solidement taclés sur le plateau de Studio 1 sur la RTBF, en évoquant les débordement des deux camps de supporters.

"L'image du steward qui traverse le terrain avec un enfant dans ses bras m'a choqué" commentait Delire. "On ne doit pas emmener un enfant de 5 ans dans un stade, lorsque l'on connait le contexte hostile" a rétorqué Stef'. La réplique de Delire fut sèche : "T'es qu'un con !"

Le ton est vite monté mais finalement, Michel Lecomte parvenait à calmer ses deux chroniqueurs.

"Purs Belges" quand Vande Walle dérapait à propos de Bakkali

Alors qu'il était consultant au sein de la RTBF, Philippe Vande Walle a dérapé en évoquant Zakkaria Bakkali. C'est sur Twitter que l'ancien portier des Diables a fauté. A cette période-là, Bakkali explosait à l'étranger. Alors qu'il était appelé par les Diables, il hésitait à rejoindre la Belgique. "Bakkali Diable Rouge... "J’sais pas encore"!!!... Ça commence à me pomper l’air!!!! Des "Purs Belges" (Meunier,Vossen) viennent en rampant" avait-t-il tweeté.

Son expression "purs Belges", ouvertement raciste, avait fait couler beaucoup d'ancre.

Dans la foulée, il était mis à l'écart par la RTBF à titre définitif. Dans nos colonnes, il s'était confié pour revenir sur cette affaire: "Je ne suis pas raciste et je suis très blessé que l’on puisse penser que je le suis", expliquait l’ancien consultant. "Je me suis rendu compte trop tard que j’avais utilisé un mot inapproprié. Ma compagne m’a fait remarquer qu’en utilisant le mot "pur", les gens allaient penser à la pureté du sang. J’ai d’ailleurs lu les réactions que j’ai engendrées sur Twitter. Alors que je ne parlais absolument pas de ça. Ce que je voulais faire passer, c’est mon agacement devant les hésitations de Bakkali à devenir Diable. Et que des vrais Belges, c’est-à-dire des personnes motivées et fières de porter les couleurs belges, en rêvaient. Je ne parlais ni de couleur de peau, ni de religion, ni de rien dans le genre. Je ne parlais que de motivation", se défendait-il.

Il avait été comparé à Luc Trullemans, qui avait été écarté de RTL-TVI après avoir tenu des propos racistes et islamophobes quelques semaines plus tôt. "J’ai été choqué qu’on me compare à Luc Trullemans. Il a parlé d’Arabes, de musulmans,… Ce n’est pas du tout mon propos. Vraiment, mon problème résidait dans le comportement de Bakkali, alors qu’on lui proposait de jouer en équipe nationale. Et le pur Belge est celui qui sauterait de joie à cette idée. Ni plus, ni moins."

Stéphane Pauwels: "Votre cerveau de blonde ne comprend pas"

En 2017, La Gantoise s'est payé le scalp de Tottenham en 1/16e de finale de l'Europa League. Alors que l'équipe de 100% foot sur W9 analysait la rencontre, tout le monde critiquait la Gantoise... Sauf Stéphane Pauwels.

De mauvaise humeur, il est monté au créneau. "Vous me parlez de ce que vous ne savez pas !" lance-t-il. Avant d'agresser verbalement la présentatrice Carine Galli qui se moquait du classement des Buffalos. "Je vous explique Carine car je vois que vous ne comprenez pas ! (...) Je pense que votre cerveau de blonde ne comprend pas !". Un commentaire à caractère sexiste qui n'est pas passé du tout.

Daniel Bravo: "Pas mal pour un noir"

Un mercredi soir d'avril 2019, Strasbourg-Reims devait être un match parmi tant d'autres en Ligue 1. Mais plus que le résultat (4-0), il a surtout fait parler de lui pour le dérapage du commentateur Daniel Bravo en plein direct.

Au moment de commenter l'ouverture du score du joueur cap-verdien Nuno Da Costa, Bravo a utilisé ces termes: "Il a de belles stats quand même... Six buts et cinq passes décisives: c'est quand même pas mal pour un noir", pour un joueur "qui n'a été titulaire que 17 fois".

Il n'a pas fallu très longtemps pour que ces propos soient épinglés sur les réseaux sociaux. Si Daniel Bravo n'a plus fait référence à l'incident par la suite, la chaîne beIN Sports a évoqué "un malheureux lapsus" quand elle a été interrogée par Le Parisien.

Peu après, un message sur Twitter a été publié pour tenter d'apaiser les tensions. "beIN Sports et son consultant s'excusent pour les propos tenus lors du match Strasbourg - Reims, qui peuvent être considérés comme choquants et qui vont à l'encontre des valeurs prônées par la chaîne et sa rédaction. "beIN Sports rappelle qu'elle lutte contre toutes les discriminations, en particulier le racisme, et promeut la diversité, l'égalité et le respect au travers de l'ensemble de ses retransmissions", ajoute la chaîne.

Gérard Holtz: "Jamais vu autant de fils de Putte"

Au Tour de France 2010, le tracé passe par la commune de Putte en Belgique. Gérard Holtz, consultant pour France 2, a tenté une blague... qui n'est pas passée. "Je dois avouer que je n'ai jamais vu autant de fils de Putte sur le bord de la route" avait-t-il osé.

Après avoir remarqué que sa boutade était déplacée, il s'excusait. Et sa direction s'en satisfaisait: "Gérard est un grand professionnel. Il a voulu faire un jeu de mots en rapport avec l'affaire Anelka; il aurait tout de suite dû le préciser pour éviter toute interprétation malheureuse" avait fait savoir Florent Houzot, directeur adjoint du service des sports de France Télévisions.

Thierry Roland a remis le couvert plusieurs fois

Un autre habitué des polémiques en direct était Thierry Roland. Connu pour ne jamais avoir sa langue en poche, le journaliste s'est fait réprimander à plusieurs reprises.

Une première fois en octobre 1976 quand l'arbitre de France-Bulgarie octroie un penalty aux adversaires des Bleus. "M. Foote, vous êtes un salaud !", s'écriait-t-il en direct. Antenne 2 a voulu le sanctionner mais Thierry Roland a pu compter sur le soutien du public. De nombreuses personnes lui envoyaient des lettres de soutien.

Dix ans plus tard, il tenait des propos racistes envers l'arbitre tunisien de la rencontre opposant l'Argentine et l'Angleterre, match au cours duquel Maradona avait inscrit un but de la main. En s'adressant à son consultant Jean-Michel Larqué, il questionnait: "Honnêtement, Jean-Michel, ne croyez-vous pas qu'il y a autre chose qu'un arbitre tunisien pour arbitrer un match de cette importance ?".

Face aux nombreuses réactions que ses propos avaient engendrées, il s'excusera auprès M. Ali Bennaceur, l'arbitre en question, se défendant d'être xénophobe.

Pourtant, en 2002, il remettait le couvert lors d'un match entre la Corée du Sud et la France. Lors d'un changement, il disait: "Il n'y a rien qui ressemble plus à un Coréen qu'un autre Coréen, surtout habillés en footballeurs, d'autant qu'ils mesurent tous 1,70 m, qu'ils sont tous bruns, à part le gardien".

Des propos qui avaient fait le tour du monde.

Pierre Ménès et le racisme anti-blanc

En 2019, Pierre Ménès avait tenu, sur le plateau de CNews, des propos qui ont fait scandale en soutenant "le vrai problème, en France, dans le foot en tout cas, c’est le racisme anti-blanc. Allez voir les matches en région parisienne et comptez les blancs sur le terrain en général il y a le gardien de but et l’arrière droit", avait-il lancé.

Ses propos avaient fait réagir la Twittosphère, forçant le trublion à présenter ses excuses sur Twitter.