Ce n'est pas la première fois qu'Emmanuelle Praet se retrouve au centre de l'actualité... Retour sur cinq moments clés.

Suspendue d'antenne par RTL depuis ses déclarations de dimanche après-midi dans C'est pas tous les jours dimanche, depuis deux années, la chroniqueuse a eu l'art, par son franc-parler ou ses déclarations, d'électriser les débats. Petit topo, non-exhaustif.

1. Avril 2016: le clash avec Alain Raviart

Alain Raviart, chroniqueur de C'est pas tous les jours dimanche sur RTL-TVi, s'en était pris à Emmanuelle Praet. Le contexte était particulier. Alexis Deswaef, le président de la Ligue des droits de l'Homme, avait été arrêté lors d'un rassemblement à la Bourse.

"Une marche en hommage aux victimes des attentats se transforme en marche de la honte avec des saluts nazis. Vu de l'étranger, on arrête le président de la Ligue des droits de l'Homme. Et là on se dit que c'est le monde à l'envers. je crois qu'on a tous une responsabilité par rapport à ça, il y un manque de discernement. Ce qui m'a choqué avec M. Deswaef, c'est cette altercation avec ce policier. Il y a les caméras, il le presse de montrer ses papiers 'carte d'identité, carte d'identité'.", s'indignait le chroniqueur, interrompu par Emmnuelle Praet qui expliquait que le ton employé par les policiers "n'est pas celui-là, ce n'est pas le ton de la séquence".

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Alain Raviart, qui avait eu la parole à nouveau, continuait: "Est-ce qu'il n'est pas plus simple de lui parler, de lui dire d'aller sur le côté et de discuter. Il y a un manque d'appréciation de la situation. M. Deswaef, n'est pas descendu avec mille types. Il n'y a pas des types qui font des saluts nazis", continue Alain Raviart après avoir réclamé la parole.

Emmanuelle Praet répondait à nouveau: "Le rassemblement était prévu". C'est alors qu'Alain Raviart a dérapé "Mais défends tes amis nazis!". "Je ne te permets pas", s'était alors exclamée Emmanuelle Praet, furibarde. "Je vais m'énerver maintenant. Je n'ai pas d'amis nazis, je ne te permets pas. C'est ordurier, injurieux".

Alain Raviart s'était excusé, une semaine plus tard.

2. Juin 2017: sa boîte de production la lâche

Emmanuelle Praet perdait, à l'été 2017, son contrat avec sa boîte de production Everlasting. La société devait faire des économies. Le salaire de Praet en a fonc fait les frais. Elle ne réalisait que quelques reportages par an, toujours pour la chaîne RTL-TVi, où elle collaborait à l'émission Indices.

3. Janvier 2018: une révélation étonnante à l'antenne

Sur les antennes de Bel RTL, Emmanuelle Praet a fait connaître son appartenance à une loge de la franc-maçonnerie. "Je fais partie de la franc-maçonnerie, et plus particulièrement de la loge Droit humain. Et je suis maître, a ainsi révélé la journaliste qui assure qu’il ne s’agit pas d’une secte. Je sais que ça va surprendre beaucoup de gens, mais ce n’est pas grave. Je ne comptais pas le dire mais ça évitera d’avoir une ribambelle d’âneries par sms", confiait-elle.

Cette révélation survenait alors que les francs-maçons demandaient aux parlementaires fédéraux de ne pas voter le projet de loi qui permettrait aux forces de l’ordre d’effectuer des contrôles aux domiciles de personnes qui ont reçu un ordre de quitter le territoire, ainsi que dans une habituation où ils auraient été recueillis.

4. Mai 2018: incidents avec Redouane Ahrouch

Alors que Redouane Ahrouch, du parti Islam, avait été invité sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche", l'ex-chauffeur de la Stib n'a ni salué ni regardé la chroniqueuse durant leurs échanges. Emmanuelle Praet avait alors réagi: "Je me suis sentie choquée et offusquée par son comportement, c’est terrible à voir et humiliant à vivre. On se sent comme une moins que rien et ce qui fait peur, c’est que je ne pense pas que ce soit un jeu de sa part", confiait-t-elle.


5. Juin 2018: elle travaille à la police

On apprend que la chroniqueuse indépendante a des collaborations avec la police. Depuis le 1er juin, elle travaille au service communication interne de la zone Bruxelles-Ouest (Ganshoren, Koelkelberg, Molenbeek, Berchen-Sainte-Agathe et Jette). "Elle a effectivement été recrutée par le nouveau chef de corps Jacques Gorteman", confirmait le porte-parole de la police.