Ce week-end, nous vous relayions ce scandale qui secoue la France et plus précisément la commune de Saint-Médard-de-Guizières (dans le Sud-Ouest, département de Gironde). Un enfant a en effet été escorté par la police et prié de rentrer chez lui parce que sa mère ne payait plus les frais de cantine depuis plusieurs mois.

Invitée en début de semaine sur TPMP, Shirley, la mère de l'enfant en question, déplorait la manière dont les choses s'étaient passées. Si elle reconnaissait devoir près de 900 euros à la municipalité pour des frais de cantine impayés depuis 2019, elle a jugé la situation très humiliante pour son fils de 7 ans. Elle a donné plus de détails sur les événements. "Le matin même, j'avais encore parlé avec la directrice en disant que je viendrai rechercher mon gamin après la cantine. Donc non, je ne m'attendais jamais à le revoir plus tôt, accompagné de la police [...] Tout à coup, j'étais à la fenêtre et je vois mon enfant surgir de la voiture de police et courir et là je suis choquée. Vu que sa mère ne paye pas, on va aller le chercher devant toute l’école, devant tous les copains, devant tous les parents, on va le chercher au milieu de la cour pour le ramener chez lui comme un malpropre", explique-t-elle.

"Tous ses petits copains, de sept ans aussi, lui ont dit ‘en prison ! En prison ! Mettez les sirènes !‘ Ce ne sont pas ses histoires. Quand il est rentré, il n’était pas bien. ‘Maman, tout le monde s’est moqué de moi, tout le monde m’a dit que j’allais aller en prison’", raconte-t-elle encore face à l'équipe de Cyril Hanouna.


La maire lui répond et l'accuse de mensonges

Egalement contactée par TPMP, la mairie de Saint-Médard-de-Guizières a tenu à réagir aux propos de la jeune femme. Mireille Conte-Jaubert estime que l'intervention policière s'est déroulée dans les règles et en veillant à ne pas traumatiser l'enfant. "En ce qui concerne le fait qu'on soit allé chercher son fils à la cantine (...) à aucun moment cela n'a été traumatisant pour l'enfant. On lui a raconté son histoire, on lui a dit que sa maman avait oublié de dire qu'il ne mangeait pas à la cantine et comme elle connaissait le policier municipal qui assure la sécurité des enfants à midi, le soir et le matin, elle lui avait demandé de le ramener chez elle", explique l'élue. "C'était un mensonge utile pour que l'enfant ne soit pas traumatisé. L'enfant est monté dans la voiture très content, car il montait dans une voiture de police. Ses petits copains l'enviaient d'être monté dans une vraie voiture de police. Aujourd'hui, l'enfant n'a pas été traumatisé par ce qu'on a fait mais il est traumatisé par tout ce qu'a fait sa maman depuis", ajoute encore Mireille Conte-Jaubert.


La maire explique également qu'elle avait déjà été en contact avec la mère de famille, pour la mettre en garde. Cette dernière était donc prévenue. Suite à un courrier, la maman l'avait d'ailleurs appelée par téléphone: "Elle m'a appelé en me disant que je n'avais pas le droit d'empêcher l'enfant de manger à la cantine, que c'était un scandale. Elle s'est montrée menaçante. Je lui ai dit qu'elle devait 873 euros [...] Vous payez votre dette et je reprendrai votre enfant à la cantine", précise Mireille Conte-Jaubert.