Les Wallons, a fortiori ceux déjà clients VOO (et a superfortiori ceux déjà abonnés aux formules Passionnément et A la folie ) sont les grands gagnants de la redistribution des droits TV du foot. Pour pas un euro de plus, ils gagnent VOO Foot. À Bruxelles, en revanche, ça rigole moins franchement.

Seules cinq communes desservent VOO dans la capitale. Pour les autres, il faudra passer par un abonnement à la câblodistribution (12,50 €/mois), Telenet (prix variable selon le Shake, le plus vendu étant tarifé à +/- 60 € par mois), puis par Be TV, plaisir qui vaut 37,70 € mensuels. À Bruxelles, il faudra donc cracher pour avoir le topfoot.

Et pour Numéricâble ? C’est encore pire. Aucun accord n’est conclu, et les négociations sont extrêmement tendues. Il y a trois intervenants : Telenet, qui paye cher pour le foot, VOO, qui paye (un peu moins) cher pour le foot et Numéricâble, qui ne paye absolument rien pour le foot – et c’est bien là le nœud du problème. Un débouché n’est pas à exclure, mais on en est loin. Bruxelles Ville et Anderlecht (!) privés de topmatches pour les trois saisons à venir ? Allez demander aux cafés en face du stade Constant Van Den Stock ce qu’ils en pensent…

Dernière bouée de sauvetage si les négos échouent avec Numéricâble : récupérer le canal Telenet Sporting. Mais ce n’est pas encore fait. Et le foot ne serait donc disponible qu’en… flamand. Dans la ville de la diversité et du bilinguisme par excellence, vu le climat politique tendu, ça fait doucement sourire.



© La Dernière Heure 2011