Il sera auditionné le 20 juillet à 16h45, a encore précisé le CSA français dans un communiqué. Ce dernier ajoute que parmi les douze dossiers ouverts, huit ont été déclarés recevables.

La semaine dernière, le journal français Le Point faisait déjà part d'un intérêt de Jean-Paul Philippot pour le poste. Le média soulignait que Jean-Paul Philippot avait “réformé avec brio le groupe (la RTBF, NdlR), dont les chaînes et les radios sont en tête des audiences en Belgique et qui a été bénéficiaire en 2019.”

En octobre dernier déjà, une rumeur insistante annonçait Jean-Paul Philippot en partance pour France Médias, le futur holding qui doit rassembler France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (France 24, RFI…) et l’INA. Autant dire un immense paquebot. Mais tant le service public belge que l’intéressé avaient rapidement balayé ces bruits de couloir, argumentant qu’il n’y avait pas de candidature puisque le holding n’existait pas encore et que Jean-Paul Philippot se consacrait uniquement à la RTBF.

A l’époque, un patron français influent dans la sphère médiatique signalait à la Libre que "Jean-Paul Philippot a les compétences et le rayonnement" pour prendre la présidence d'un immense groupe médiatique français. Et la même source d'ajouter que Macron, qui nommera le nouveau patron de France Télévisions, "aime surprendre en plaçant des personnalités inattendues à des postes-clés. Le fait qu'il soit Belge n'est donc pas un handicap". Rappelons également que Jean-Paul Philippot avait participé, en 2016, au financement de la campagne présidentielle du candidat Macron.

Les sept autres candidats

Les autres candidats retenus sont : l'actuelle patronne de France TV Delphine Ernotte, l'ex-patron de RTL (France) Christopher Baldelli, les journalistes Serge Cimino et Michel Goldstein, le conseiller numérique de La République en marche à l'Assemblée (LREM) Pierre-Etienne Pommier, Serge Schick (ex-Radio France) et Sandrine Roustan (qui travaille pour un groupe de médias chinois, Shanghai Media).

Le CSA révélera au plus tard le vendredi 24 juillet le nom du candidat retenu.

Les auditions se tiendront devant les membres du CSA à l'exception d'Hervé Godechot qui, en tant qu'ancien de France Télévisions, ne peut légalement pas participer au processus de nomination.

Une première partie de l'audition, d'une durée maximale d'une heure, sera publique, puis une seconde partie (d'une heure maximum également) se déroulera à huis clos.

Les projets stratégiques des candidats seront publiés par le CSA ce mercredi.