Dans les coulisses de la spéciale 69 minutes sans chichis consacrée au rockeur, avec notre journaliste Eddy Przybylski.

Son expertise, sa connaissance de Johnny Hallyday, le magazine Un jour/un destin (France 2) y avait déjà eu recours. Après Laurent Delahousse, au tour de Joëlle Scoriels de récolter le témoignage de notre collègue - et auteur aussi du livre Johnny Hallyday, les derniers secrets - Eddy Przybylski. Dans le numéro exceptionnel de 69 minutes sans chichis diffusé ce soir - et à grande star, grand chambardement puisque l’émission ne sera pas en direct, elle a été enregistrée -, c’est un Johnny plus belge que nature qu’on découvrira. "Par exemple, Johnny dit à Joëlle qu’il aime beaucoup la salle de Forest National (c’est pourtant par le plus neuf Palais 12 du Heysel qu’il passera en novembre prochain, NdlR), c’est tout Johnny ça. C’est un gentil. S’il était interviewé par une télé suisse, il vanterait une salle de spectacle suisse. C’est un caractère de Johnny qu’on connaît peu, nous dit encore Eddy, qui l’a rencontré 27 (!) fois dans sa carrière de journaliste. La priorité pour Johnny, c’est de faire plaisir. Alors parfois, il arrondit les angles. Il est supérieurement gentil. Même s’il doit avoir son caractère et que je n’aimerais pas être à côté de lui quand il est de mauvaise humeur !"

Quel réel lien attache encore aujourd’hui Johnny - Jean-Philippe Smet - à son pays d’origine ? "Il y est attaché, certainement, continue Eddy. À la maison, quand il était petit et vivait avec sa tante à Paris, il disait septante, nonante. Elle était très attachée à la Belgique. Mais je ne pense pas qu’aujourd’hui Johnny vienne passer du temps en Belgique, qu’il y a des amis. Je sais qu’il est venu spécifiquement chez nous pour acheter des chiens, par contre…"

Et pour manger des frites quand même ? Car l’éternelle idole des jeunes raffole d’une des spécialités de notre (et le sien un peu) pays. "Le ministre de la Culture de l’époque avait voulu décorer Johnny pour ses 40 ans de scène, il y a quelques années. Il était venu en Ferrari rouge avec Laeticia et ils avaient été invités à dîner dans un restaurant étoilé. Et la conversation de Johnny a alors tourné autour des frites belges… Il a demandé où était le fritkot de la place Jourdan. Avant de rentrer, escorté par 6 motards, il est allé chercher son paquet de frites pour faire goûter à Laeticia. Ça, c’est quand même le luxe absolu !", se souvient Eddy qui n’a, au cours de toutes ces années, pas vraiment vu le rockeur changer. "Enfin, physiquement, oui, je l’ai vu changer ! (Rires.) Et en tant qu’homme aussi, c’est venu avec la cinquantaine, je pense. Ou avec Laeticia… C’est devenu un sage. Un soir, après son concert, il a offert sa veste à l’un de ses fans sosie. Ça, il ne l’aurait pas fait dans les années 70/80. À cette époque-là, c’était un peu le rapport d’un dieu avec son peuple. Aujourd’hui, si les gens l’attendent devant un restaurant, il prendra le temps de leur parler. Il a une plus grande réflexion sur ce qu’il est et sur le bonheur qu’il peut apporter aux gens, même en dehors de la scène. Et c’est son moteur."


-> Johnny sera en concert au Palais 12 du Heysel les 20 et 21 novembre. 0900/00.456 ou www.c-live.be