À peine revenu d’Australie où il est venu en aide à l’association Aussie Ark, Jordy est déjà de retour au travail à Pairi Daiza. Le temps d’une journée, le soigneur va apprendre à Bastien à s’occuper des petits mammifères. Ensemble, ils se rendent d’abord dans le Royaume du Milieu, là où plusieurs animaux se sont réveillés de bon matin. "Je vais devoir lui montrer tout ce que l’on fait au matin, notre petite routine pour qu’il puisse le faire tout seul plus tard", explique Jordy dont le travail en amont est colossal car les espèces sont nombreuses et chacune d’entre elles a son menu particulier. "En un petit laps de temps, on a beaucoup d’informations à assimiler", explique Bastien.

Pour les deux loutres géantes du parc, originaires d’Amérique du Sud et pesant plus de 20 kilos, le poisson est sur la carte. "Elles mangent jusqu’à 2,5 kilos de poisson par jour", explique Jordy qui montre ensuite à Bastien comment nourrir les mammifères. Les deux hommes lancent des petits poissons l’un à la suite de l’autre, au plus grand bonheur de Pepper, loutre géante de 7 ans. "Jordy explique très bien. Il est très pédagogue", avoue Bastien qui n’hésite pas à mettre la main à la pâte dès qu’il en a l’occasion.

Les images d’Expédition Pairi Daiza ont toutefois été tournées avant que le parc animalier annonce une triste nouvelle à ses visiteurs : Diego, l’une des deux loutres, est décédé des suites d’une maladie pulmonaire. Peu après le drame, Pairi Daiza a décidé de se séparer de Pepper, l’autre loutre géante du parc. L’espèce n’est, en effet, pas habituée à vivre seule. Elle ne se sent bien qu’en communauté.

Pour l’instant, les visiteurs ne croiseront donc plus de loutres géantes à Pairi Daiza. D’autres loutres, plus petites cette fois, font toutefois toujours partie du parc. Elles se seraient même faites amies avec les orangs-outans.

"J’ai l’impression de me revoir, il y a cinq ans, quand j’ai commencé"

Tout comme les loutres géantes, les chiens viverrins, discrets et solitaires, sont également recherchées pour leur fourrure. "Ce n’est pas un animal qui est menacé car il s’est beaucoup reproduit mais il est élevé pour sa fourrure", explique Jordy. "D’ailleurs, leur fourrure blanche n’est pas naturelle. Elle a été reproduite par l’homme. Les chiens viverrins peuvent donc plus facilement se faire repérer des prédateurs."

Le soigneur emmène ensuite Bastien faire la tournée quotidienne des animaux du secteur chinois, à savoir les moutons bleus, les gibbons ou encore les cerfs cochons, qui ne doivent pas leur nom à leur ressemblance avec un cochon mais à leur comportement en cas de fuite qui s’apparente à celui des sangliers.

En fin de journée, Jordy semble plutôt content de son élève et se revoit des années plus tôt. "Quand je vois Bastien, j’ai l’impression de me revoir, il y a cinq ans, quand j’ai commencé à Pairi Daiza. Tous les jours je faisais un secteur différent. C’est vrai qu’il y a beaucoup d’informations à retenir mais quand on est avec les animaux et qu’on fait le métier qu’on a envie de faire, c’est intéressant."