Moins de trois mois après la finale de l'épisode précédent, qui avait vu la victoire de Naoil, voici déjà venue la nouvelle édition de Koh-Lanta, Toujours aux îles Fidji, sur l'archipel de Kadavu, mais avec une brochette de nouveaux candidats dont on a pu faire la connaissance ce vendredi soir. Comme toujours, le décor est paradisiaque, mais les nouveautés ne manquent pas. Pas de Belge à l'affiche, mais quatre régions qui s'affrontent: le Nord, le Sud, l'Est et... l'Ouest pour un Koh Lanta des Quatre Terres. Soit Ceva, Tokalo, Vakara et Vualiku. Vingt-quatre candidats qui entendent bien finir sur les poteaux. 
Ca commence en fanfare puisqu'à peine sur la plage - et sans passer par la nage - et une fois les présentations faites, le premier jeu de confort est lancé. Et, autre nouveauté, l'équipe qui perd va faire un passage par l'îlot de l'exil. Soit un bout de rocher où il n'y a rien. Rien de rien. Le stress est à son comble puisque chacun ne rêve que de découvrir son campement et de se lancer dans la course la plus importante qui soit: celle de la conquête du feu.

Les gens de l'Est en exil

Les premiers à être éliminés - et donc à s'exiler -  ce sont les gens de l'Est. Malgré leurs efforts, les nordistes restent également sur la touche et ne bénéficeront pas de ce premier confort. En l'occurrence soit un kit de terre (scie, marteau, clous), un kit de mer (hameçons, fil de peche, filet). Magie de Koh-Lanta, la tribu de l'Ouest gagne cette première épreuve. Grâce à Dorian, qui a tout donné. Ils repartent avec le kit de pêche quand les autres vont découvrir leur campement avec de quoi construire une cabane solide.
Quand Denis lance son "à demain pour la première immunité", les regards se font plus graves. Surtout dans le bateau qui mène les Tolalo vers l'île de l'exil. Ou de la désolation. "Ca peut pas être pire", dit l'un. Alexandra, responsable comptable, elle, a déjà perdu sa voix et pris un peu froid. Elle a beau se décrire comme une super-héroïne, le début de son aventure est compromis. "C'est un boulet", dit d'elle Hadja qui est déjà en train de penser à voter contre elle. Les stratégies ne sont jamais loin au bout du monde.
Premier matin sur les autres camps. Mathieu, de l'équipe du Sud, a réussi a allumer le feu sur son campement, faisant de lui le premier héros de l'aventure. D'autant que son équpe a déjà eu le temps de fabriquer une cabane de fortune. "La célérité des uns fera bonheur de tous", dit l'invitation à l'épreuve. "C'est quoi la célérité", se demandent-ils. Certains pensent que ça vient de céleri. Mais il y en quand même un qui sait qu'il s'agit ici d'une question de rapidité. Et cette immunité, alors? Il faudra être les plus rapides. Parce que la tribu qui perdra l'épreuve non seulement ira au conseil mais passera à son tour la nuit en exil.

Peu de personnalités qui se démarquent

Difficile, lors de cette première émission, de voir des candidats se démarquer. On sait que, d'ici quelques semaines, on ne se souviendra, hélas!, pas de ces malheureux qui ont pourtant tout essayé pour exister aux Fidji. De nouvelles épreuves - comme celle de la construction d'un "pont" - mettent un peu de piment dans l'épreuve. Le sprint final est magnifique et le candidat de l'Est, qui a pourtant passé une nuit exécrable, prend la tête. On reste sans voix devant l'amitié qui est née entre ces candidats qui, la veille encore, ne se connaissaient pas. Sauvés, les Verts n'iront pas au conseil. Ni les Oranges, les Bleus. Ce sont les Mauves, venus du Nord qui vont devoir, déjà, éliminer l'un des leurs. 
Voici dont les Verts (Est, il faudra s'y faire) sur leur campement. Prêts à tout pour allumer leur feu, ils récoltent tout ce qui pourrait faire décoller les braises. Y compris une mèche de cheveux d'Hadja, qui ne recule devant rien et qui est la seule à se faire remarquer vraiment lors de cette première émission. Ou presque. Parce que le Basque François, qui a perdu son slip de bain sur l'île et qui y a débarqué en espadrilles - parce qu'il est super bien avec ça chez lui - vaut lui aussi son pesant de noix de coco. Surtout quand il chante...
Après une deuxième nuit ponctuée d'orages, toutes les équipes sont semblent déjà au bout du rouleau. ils ont faim, froid, les pieds et les doigts en compote. François pleure parce qu'il se sent honteux vis-à-vis de son fils. On a juste envie pour eux que le conseil arrive enfin. Les aventuriers de la tribu du Nord vont devoir faire un choix. Le stratège Adrien n'en revient pas d'être là. Mais il se prête au jeu quand l'un d'eux, autour du feu, lance "Les corons" de Pierre Bachelet. Après cette bonne ambiance, toutefois, Marie-France casse un peu l'ambiance en rentrant dans le lard de ses camarades. "J'ai toujours envie de me prouver que dans n'importe quelle galère, je peux y arriver", dit-elle. Avec cinq votes (sur 6) contre elle, cela n'aura pas suffit. Elle rentre retrouver sa boucherie dans le Nord...