À peine les téléspectateurs ont-ils eu le temps de se remettre de Koh-Lanta : Les 4 Terres qu’un nouveau chapitre de l’émission d’aventure est déjà prêt à s’ouvrir sur TF1. Et cela, malgré la crise sanitaire. Le secret pour que le public ne se lasse pas du programme présenté par Denis Brogniart ? Se réinventer sans cesse. "Ce sont les aventuriers qui écrivent l’émission. Et, comme ils sont toujours différents, cette dernière ne peut que se renouveler en permanence", explique Julien Magne, directeur des programmes d’Adventure Line Productions.

La Polynésie française, une première

Pour la première fois de son histoire, Koh-Lanta posera ses valises en Polynésie française. Un lieu où il était pratiquement impossible de tourner avant la crise sanitaire. "On ne s’était jamais permis de tourner en Polynésie française avant. Tout simplement parce qu’il y avait quelques soucis d’infrastructure. On y trouve rarement des hôtels qui peuvent accueillir plus de 200 personnes. Aussi, il y a beaucoup de tourisme donc beaucoup de personnes dans le champ et peu de confidentialité. Si le Covid a pu nous amener quelque chose de fabuleux, c’est d’avoir pu nous faire tourner là-bas parce que le tourisme y était moins présent. On a vécu un moment incroyable et on y a rencontré des gens magnifiques qui nous ont accueillis d’une façon très charmante", explique Alexia Laroche-Joubert, directrice d’Adventure Line Productions.

Véritable globe-trotteur, Denis Brogniart a découvert la Polynésie française au moment du tournage. "Le décor était magnifique. Cocotiers, sable blanc, eau transparente. Koh-Lanta : Les armes secrètes, c’est le voyage par procuration par excellence ", explique-t-il. "Mais, comme le disent mes collègues, pour les aventuriers, c’était l’enfer au paradis. L’ambiance est féerique et la végétation luxuriante mais parfois difficilement pénétrable. C’est un site d’exception mais difficile à gérer. Les aventuriers vont devoir redoubler d’efforts pour subvenir à leurs besoins. Aussi, imaginez faire du feu quand les pluies sont très importantes. Une chose est sûre, ça ne ressemble pas aux Fidji !"

Ce nouvel environnement a ouvert la porte à de nombreuses nouvelles épreuves lors desquelles la mer sera mise à l’honneur. "J’ai fait beaucoup de plateaux les pieds dans l’eau. Mes chaussures ne vous remercient pas les amis !", lance Denis Brogniart aux producteurs de Koh-Lanta.

La grande nouveauté : les armes secrètes

Si cette saison voit un retour de l’affrontement classique, Rouges contre Jaunes, une nouvelle donnée rentre toutefois en compte, histoire de pimenter davantage l’aventure : les armes secrètes. "On essaye toujours de trouver des subterfuges pour surprendre les candidats et les téléspectateurs, tout en gardant ce qui nous plaît dans Koh-Lanta. Comme on l’a fait, il y a plusieurs années, avec les colliers d’immunité, on a introduit, cette saison, les armes secrètes, des outils qui peuvent provoquer des duels, détourner des votes ou encore apporter des doubles votes. Celles-ci vont venir perturber le jeu stratégique des aventuriers et conditionner la vie sur les camps. Les experts de Koh-Lanta vont voir leurs certitudes voler en éclats parce qu’ils ne seront pas face à ce qu’ils auront déjà pu voir dans l’émission", explique Julien Magne avant d’ajouter qu’il faudra toutefois que les aventuriers se démènent pour les trouver et que les recherches s’annoncent "périlleuses".

Un tournage "normal" malgré la crise sanitaire

Tourner Koh-Lanta en pleine période de crise sanitaire était un "pari fou" pour la société de production. "Nous sommes le seul pays au monde à avoir produit Koh-Lanta. Même les Américains n’ont pas osé le faire. Je ne vous cache pas qu’on est assez fier de ça", confie Alexia Laroche-Joubert.

Pour mener à bien le tournage, Adventure Line productions a pris des dispositions en amont. "On a aménagé un protocole anti-Covid bien avant que le tournage ne commence. Et cela nous a permis de vivre une saison tout à fait normale. Les aventuriers ont eu un premier test, dix jours avant de partir. Ils ont ensuite dû s’isoler. Avant d’embarquer, ils ont encore eu un test PCR. Lorsqu’ils sont arrivés à Papeete (capitale de la Polynésie française, NdlR), ils sont restés en isolement pendant quatre jours dans un hôtel. Ils ont été testés une dernière fois avant de démarrer le tournage. Si le résultat était négatif, ils pouvaient rejoindre l’aventure", détaille Alexia Laroche-Joubert avant d’ajouter que plusieurs candidats n’ont malheureusement pas pu participer à l’émission parce qu’ils avaient été testés positifs. Une situation anticipée par ALP qui avait d’ores et déjà prévu davantage de remplaçants que pour les saisons précédentes.

Si la crise sanitaire n’a pas eu d’impact sur le nombre de candidatures pour participer à Koh-Lanta, "toujours aussi nombreuses", souligne Alexia Laroche-Joubert, elle a toutefois contraint ALP, et donc TF1, a davantage mettre la main au portefeuille. "Largement plus coûteuse", cette saison a connu "environ 400.000 euros de débords rien que pour le Covid".