Seul format tiré de l’émission américaine Survivor à avoir maintenu ses tournages en période coronavirus (les autres pays ont en effet tous annulé), Koh-Lanta vient de boucler sa nouvelle saison sans aucune tuile. Or, une seule personne infectée aurait pu engendrer des conséquences désastreuses aussi bien pour les candidats que pour les équipes de TF1 sur place, mais aussi et surtout pour l’avenir de l’émission tout court. Même Denis Brogniart, qui a donné une interview au journal de Tahiti Nui Télévision avant de rentrer en France, le reconnaît. "Il fallait de l’audace pour y aller." " C’est la société de production, c’est TF1, c’est la Polynésie… tout ce beau monde s’est mobilisé pour en un mois organiser un tournage qu’on organise d’habitude en quatre mois. C’est parce qu’il y a eu une vraie réactivité ici, c’est parce qu’on y a cru, c’est que vous y avez cru ici en Polynésie que nous avons pu organiser ça, et franchement on est heureux."

Pour contrer la Covid-19, Adventure Line Productions a mis en place un dispositif jamais vu. Toute l’équipe était en fait installée dans un bateau de croisière, à l’écart du monde. "On était 200 et on avait créé une bulle sanitaire, a expliqué le présentateur. Il faut imaginer, quand même, qu’on a fait deux tests pour savoir qu’on était négatifs au coronavirus en France, on en a fait un en arrivant, on a été en quarantaine quatre jours, tout le monde, sans exception, ici à Papeete. On a refait un test à Papeete, puis on est arrivés à Raiatea, et avant de monter sur le bateau on a à nouveau fait un test. Donc tout le monde était négatif." Une véritable vie en autarcie, sans oublier les précautions d’usage comme de longues perches pour rester bien à distance lors des interviews des candidats.