Télévision Antoine Delay (Nicolas Gob) et Florence Chassagne (Éléonore Bernheim) reprennent du service.

En 2017 débarquait sur nos écrans une série policière à mille lieues de ce que propose généralement la télé : L’art du crime. Certes, il s’agit d’un duo qui résout des enquêtes, certes, ledit duo est composé d’un homme et d’une femme que tout oppose en apparence (mais dont on se demande sans cesse quand ils vont tomber amoureux). Mais sur le fond, dans le cadre, tout est différent, puisqu’Antoine Delay (Nicolas Gob) et Florence Chassagne (Éléonore Bernheim) enquêtent dans le milieu de l’art. Et que chacune des intrigues tourne autour d’une œuvre, au centre de la mise en scène des crimes. Après une première saison (trois épisodes) qui a cartonné, le service public a décidé, en 2018, de remettre le couvert, avec le même succès.

On attendait donc impatiemment le retour du duo, sans doute l’un des plus réussis de ces dernières années dans les étranges lucarnes. C’est chose faite, avec deux épisodes inédits, dont le premier, diffusé ce soir, prend pour cadre l’Opéra Garnier et une école de danse - Edgar Degas - qui semble hantée par le fantôme de la petite danseuse de 14 ans, chef-d’œuvre du peintre et sculpteur parisien. Avec, en guest, Agustin Galiana dans le rôle du directeur des cours. "Après ces deux saisons, qui étaient composées de six épisodes de 52 minutes, on a changé de format", explique le Belge Nicolas Gos. "On "vend" la troisième saison comme deux fois 90 minutes. De série, c’est devenu une "collection". Si le succès est au rendez-vous - ce dont on ne doute pas, pour la saison quatre, trois fois 90 minutes seront tournées.

Un format plus confortable, dans lequel les acteurs peuvent développer quelque chose de plus intéressant. "C’est pas mal", confirme Nicolas Gob." Au début, j’étais un peu réticent par rapport à cette décision, je ne comprenais pas le pourquoi du comment. Il s’avère que c’est une manière d’être plus direct, plus ramassé. Les enquêtes restent tout aussi complexes - dans L’art du crime, on voulait qu’il y ait une manière de faire réfléchir le public - mais de manière plus efficace", argument le natif de Woluwé. "Il y a un fil tendu, plus clair, en 90 minutes. Il n’y a pas de "faux cliff", comme j’appelle ça, dans un épisode pour redémarrer dans le suivant."

Effectivement, dans Le fantôme de l’opéra, l’affaire se résout au bout de l’heure trente passée avec Antoine Delay et l’irrésistible Florence Chassagne. Idem pour La malédiction d’Osiris, programmé la semaine suivante, et qui s’offre deux têtes d’affiche, à savoir Clémentine Célarié et Samuel Labarthe, loin de son personnage de commissaire Lawrence dans Les petits meurtres d’Agatha Christie.